L’élu du mouvement Ennahdha au Parlement, Noureddine Bhiri, est revenu, lundi 8 juin, sur les rumeurs selon lesquelles son parti envisagerait de quitter la coalition gouvernementale. Il a réfuté ces allégations assurant qu’Ennahdha ne compte pas se retirer.
Interpellé, dans l\’émission Midi Show sur Mosaïque Fm, au sujet du refus de son parti de signer le pacte de solidarité entre les composantes de la coalition gouvernementale, Noureddine Bhiri a expliqué qu’un des partis au pouvoir – sans le nommer – avait refusé le principe de solidarité parlementaire. Un principe auquel le mouvement islamiste tient pour garantir une stabilité sur la base d’une solidarité gouvernementale et parlementaire à la fois.
L’élu d’Ennahdha a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « trahison » de la part de quelques élus du mouvement Echaâb.
« Quelques élus du mouvement Echaâb nous ont poignardé dans le dos », a-t-il avancé faisant ainsi référence aux députés ayant voté en faveur de la motion présentée par la présidente du boc du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, lors de la plénière du 3 juin consacré à l’audition du chef d’Ennahdha et président du Parlement Rached Ghannouchi, au sujet de ses relations extérieures.
Admettant que la coalition gouvernementale était fragilisée, Noureddine Bhiri a, cependant, avancé que la coalition pourrait continuer à condition que « les trahisons cessent ».
« Nous avons besoin de franchise et d’honnêteté (…) ceux qui nous considèrent comme leur ennemi ne doivent pas collaborer avec nous », a-t-il lancé.
Noureddine Bhiri a, par ailleurs, indiqué que la coalition gouvernementale devrait être élargie afin de s’assurer les 149 voix nécessaire à l’élection des membres de la Cour constitutionnelle par le Parlement.
N.J.










