Le parti UPR de Lotfi Mraïhi a réagi, le mercredi 10 juin 2020, à la motion présentée au Parlement demandant à la France de présenter ses excuses pour les crimes commis pendant et après la période coloniale, indiquant qu’après avoir voté pour cette motion, le parti a appelé la Turquie à présenter des excuses pour ses pillages durant la période coloniale, également.
Le parti précise que sa position était une position de principe, bien que la motion ait été utilisée pour aborder la période bourguibienne, qui ne peut être évaluée que par des chercheurs et des historiens et qu’elle fait, désormais, partie de la mémoire nationale.
Dans ce contexte, le parti de Lotfi Mraïhi a jugé bon de rappeler sa position refusant les actes de l’ambassadeur de France en Tunisie, appelant le président de la République à mettre fin à son comportement, jugé par le parti contraire aux traditions diplomatiques.
Le communiqué de l’UPR précise que les excuses exigées aux colonisateurs ne sont pas suffisantes, puisqu’il est du devoir des partis, au pouvoir ou dans l’opposition, de présenter des alternatives économiques, puisque la souveraineté économique et la première condition de la souveraineté nationale.
Et pour les alternatives économiques de l’UPR, nous en savons quelque chose. La dernière déclaration en date du président du parti, Lotfi Mraïhi s’inscrit dans ce contexte, puisqu’il semble avoir trouvé une solution originale pour sauver l’économie tunisienne.
Il avance sa solution en ces termes : « Si j’étais au pouvoir, je confisquerais les boucles d’oreilles, les bagues, les montres ou autres des femmes tunisiennes pour payer le FMI et nous en débarrasser » !
S.H










