Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé, dans un communiqué publié ce lundi 3 août 2020, à libération de l’écrivain et journaliste Taoufik Ben Brik condamné à un an de prison ferme.
M. Ben Brik comparait demain, en état d’arrestation, devant la chambre correctionnelle près de la Cour d’appel de Tunis, dans une tentative pour faire appel du verdict prononcé le 23 juillet dernier.
Le SNJT a exprimé ses craintes que cette condamnation soit un retour des pratiques du temps de l’ancien président Zine Abidine Bne Ali et qu’il s’agit de tentatives d’intimidation de certains magistrats pour imposer la dictature de justice.
Le syndicat a aussi exprimé son refus d’emprisonnement de journalistes et d’activistes pour leurs opinions. Et de souligner que le procès de Taoufik Ben Brik a été marqué par des violations qui indiquent une volonté de vengeance et non pas une volonté d’appliquer la loi : notamment le fait qu’il soit déféré selon le Code pénal et non pas le décret 115 de liberté de la presse, le fait qu’aucune plainte n’ait été déposé contre lui et le fait qu’on ne l\’ait pas entendu en tant qu’accusé.
Le SNJT a réfuté ce qu’elle considère comme les «tromperies» du communiqué de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), visant à influencer et faire pressions sur les magistrats chargés du dossier. Il a mis en garde contre l’affaiblissement de l’état de santé de M. Ben Brik, tout en appelant à clôturer le dossier, à l’acquitter et à le libérer.
I.N










