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Abir Moussi : Nous ne voyons plus les femmes dans les postes de décision !

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    La présidente du Parti destourien libre (PDL) a appelé, jeudi 13 août 2020, le chargé de la formation du gouvernement à ne plus recevoir de délégations sans femmes dans le cadre des négociations sur la formation du prochain gouvernement.

    Le Parti destourien libre célèbre aujourd’hui la fête de la Femme et le 64e anniversaire du Code du Statut Personnel au Palais des Congrès de Tunis.

     

    Dans son discours Abir Moussi a rappelé que la seule délégation politique – comptant des femmes parmi ses membres –  que Hichem Mechichi avait reçu à Dar Dhiafa était celle du PDL.

    « Le PDL est devenu l’exception », a-t-elle lancé.

    « N’a-t-on pas de femmes dans les partis politiques ou dans les blocs parlementaires ?! N’a-t-on pas des intellectuelles, des politiciennes et des scientifiques qu’on peut consulter ?! », a-t-elle poursuivi.   

    « Nous ne voyons plus les femmes dans la prise de décision », a-t-elle relevé.

     

    Hichem Mechichi a, notons-le, prévu de recevoir en ce 13 août, une délégation composée d’avocats et de magistrats : Youssef Bouzakher – président par intérim du Conseil supérieur de la magistrature –, Brahim Bouderbala – batônnier de l’Ordre des avocats tunisiens – , Anas Hamadi – président de l\’Association des magistrats tunisiens – et Amira Amri – présidente du syndicat des magistrats.

     

    Abir Moussi a avancé qu’elle n’était guère contente d’être considérée comme la seule femme présidente de parti ou cheffe d’un bloc parlementaire.

    « Il est temps aujourd’hui d’avoir des gouvernements qui consacrent le principe d’équité entre les femmes et les hommes », a-t-elle soutenu. 

     

    La présidente du PDL a, également, évoqué la violence politique à l’encontre de la femme rappelant l’absence de mesures concrètes pour lutter contre les violences faites aux femmes de façon générale.

    « Qu’une femme soit violentée sous la coupole du Parlement est une honte ! », a-t-elle martelé faisant ainsi référence aux altercations qui ont éclaté à plusieurs reprises à l’Assemblée des représentants du peuple entre les élus de son parti et ceux d’Al Karama, notamment Seif Eddine Makhlouf.

     

    Abir Moussi est, par ailleurs, revenue, dans son allocution, sur la participation de la femme tunisienne à la libération de la Tunisie de l’occupation française et son rôle dans la construction de la vie politique et économique depuis l’indépendance.

    Elle a signalé, dans ce sens, qu’une évaluation de l’évolution de la situation des droits des femmes tunisiennes s’imposait, en particulier sur la contribution des femmes à la prise de décision.

    « C’est une occasion pour tirer des leçons et mettre le doigt là où ça fait mal. Il faut compléter le système législatif relatif aux droits des femmes », a-t-elle indiqué.

     

    N.J. 

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