Dans l’éloge funèbre qu’il a prononcé à l’enterrement aujourd\’hui, mardi 18 août 2020, de l’ancien ministre et secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) Ali Chaouch, l’ancien dirigeant du parti dissous, Chedly Naffati a dénoncé un acharnement judiciaire contre le défunt.
« Nous savons que tu as eu ton lot de harcèlement et de comparutions devant le juge, cela te causait de la peine mais tu n’as pas douté une fois, ni eu de peur ou de regrets car tu avais la certitude d’avoir accompli ton devoir envers ta patrie et ton peuple » a déclaré Chedly Naffati.
Ali Chaouch, comme nombre de dirigeants de l’ancien RDC et de ministres de Ben Ali, n’a pas été épargné par la cabale menée depuis 2011 contre les « symboles » de l’ancien régime. Ancien ministre et secrétaire général du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) Ali Chaouch est décédé, lundi 17 août 2020, après un long combat avec la maladie.
Une source proche du défunt a affirmé, dans une déclaration accordée à Business News, que l’une des affaires en justice engagées contre le défunt, celle du financement du RCD, a été divisée en 263 affaires, ce qui l’a obligé à comparaitre quasi quotidiennement devant un juge d’instruction.
Les proches d’Ali Chaouch affirment que le stress et l’angoisse que cela a engendré ont contribué à développer sa maladie et ainsi causer son décès prématuré.
Le cas d’Ali Chaouch n’est pas une exception. Lazhar Bououni, ancien ministre de l’Enseignement supérieur sous Ben Ali, a, lui aussi, été poursuivi en justice au lendemain de la révolution 2011.
En mars 2017, la chambre criminelle du Tribunal de première instance de Tunis l’a condamné à six ans de prison pour avoir exécuté une instruction en faveur d’un ancien conseiller de l’ancien président. Lazhar Bououni est décédé en octobre 2017.
On rappelle, également, l’affaire du financement du RCD où trois hauts responsables de l’ancien régime sont impliqués, à savoir Abdelaziz Ben Dhia, Abdallah Kallal et Mohamed Gheriani. Les trois dirigeants ont fini par être libérés par la justice après l’écoulement des délais légaux de détention.
Outre le cas de l’ancien ministre de la Défense nationale, Ridha Grira, détenu à la prison de Mornaguia, pour des affaires foncières. Plusieurs appels ont lancé appelant à sa libération à cause de la détérioration de son état de santé. L’ancien ministre serait dans un état critique suite à l’apparition d’un 2ème cancer.
Cet « acharnement » de la justice a été maintes fois décrié par les partisans de la réconciliation, qui estiment que, pour bon nombre de cas, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une nouvelle justice révolutionnaire et revancharde qui répond plus du populisme que de la légalité.
« Du terrorisme » dont sont victimes des commis de l’Etat qui n’ont fait que servir leur pays, disent certains observateurs.
M.B.Z










