Le ministre du Transport et de la Logistique, Moez Chakchouk a réagi, mardi 29 septembre 2020, à sa condamnation à une amende de 130 millions de dinars dans le cadre de l’affaire Western Union lorsqu’il était à la tête de la Poste tunisienne. Le 23 septembre une décision de première instance a été prononcée par contumace.
Moez Chakchouk a été jugé de par sa qualité de représentant légal de l’Office national des Postes. L’affaire concerne ainsi des transferts d’argent à l’étranger sans pièces justificatives présentées à la Douane ou à la BCT. D’ailleurs, la Poste a écopé de son côté d’une amende de 651 millions de dinars.
M. Chakchouk estime qu’il est insensé et injuste qu’il soit le seul à porter la responsabilité d’une telle sanction alors que la période au cours de laquelle les dépassements ont été commis, ont vu défiler pas mois de trois autres PDG.
« J’ai passé 3 ans à la Poste et mon salaire avoisinait les 3000 dinars ce qui équivaut à près de 1300 euros. Comment se fait-il que j’aie pu transférer autant d’argent à l’étranger ! Ce n’est pas logique ! ». Le ministre s’insurge affirmant que cette affaire a eu lieu entre 2012 et 2016 et se demandant pour quelle raison les autres responsables n’ont pas été cités. « Et soyons logiques. N’avons-nous pas d’experts qui peuvent nous expliquer la teneur de la loi de change ? Des gens sont accusés sur quelle base ?! Je ne pense pas que les dirigeants de PayPal voudraient investir en Tunisie en apprenant que l’ancien PDG de la Poste a été incarcéré ! ».
Prononcé en première instance, le ministre du Transport peut bien évidemment faire appel de ce jugement qui n’est pas définitif. D’autre part, l’Etat peut suggérer l’argent à l’Office national des Postes.
I.L.










