Imed Deghij a diffusé dans la nuit du mardi 29 au mercredi 30 septembre une vidéo de 18 minutes durant laquelle il a accusé clairement le Parti destourien libre (PDL) d’être derrière l’agression du député Ahmed Mouha (voir la vidéo ci-dessous, à la dixième minute).
Sans preuve aucune, et alors que l’instruction est encore en cours, celui qui a dit avoir démissionné d’Al Karama a déversé toute sa haine contre le PDL et contre les médias.
Tout en prenant à témoin ses téléspectateurs que son parti est celui qui appelle à l’unité et à la paix, il s’en est pris violemment à Abir Moussi la traitant de criminelle et de terroriste.
Il s’en est pris également au journaliste de Mosaïque FM Boubaker Ben Akacha l’accusant de ne pas avoir consacré beaucoup de temps pour traiter de l’agression d’Ahmed Mouha.
A entendre Imed Deghij, il y aurait une antichambre qui dicte aux médias ce qu’ils doivent diffuser ou non dans leurs supports. C’est cette antichambre qui interdit aux patrons de médias d’inviter les dirigeants d’Al Karama et c’est cette même antichambre qui a ordonné aux médias de ne pas couvrir l’agression d’Ahmed Mouha. Agression qualifiée de tentative d’assassinat terroriste.
Pourtant, entre deux injures, Imed Deghij dit vouloir respecter l’Etat de droit et le discours pacifique… Se rend-il compte de son double discours et de la violence et de la haine dégagées par ce discours ?
R.B.H










