Le politicien Mohamed Abbou, fondateur d’Attayar, a publié un long post Facebook, le 9 décembre 2020, dans lequel il liste ses propositions concrètes pour dissoudre le parlement et, selon ses dires, sauver le pays.
– Positionner l’armée, à la demande du chef suprême des armées, dans les villes et toutes les zones de production.
– Appel aux forces de sûreté nationale pour préserver l’ordre et combattre sévèrement le crime tout en veillant à respecter les droits des citoyens et leur intégrité.
– Application du décret 50 de 1978 en mettant en résidence surveillée les politiciens suspectés sérieusement d’être mouillés dans des affaires de corruption ; ou en lien avec le pouvoir pour se protéger ; ou ayant des liens avec le financement étranger.
– Le président de la République appelle les magistrats de la justice judiciaire pour les pousser à trancher sérieusement, et en toute neutralité, dans les affaires de corruption politique. Autrement, il appliquera les dispositions de l’article 80 de la Constitution et des décrets en étroite concertation avec le chef du gouvernement après la dissolution du parlement.
– Appel au conseil supérieur de la magistrature et au ministère de la Justice pour trancher rapidement dans les dossiers disciplinaires des magistrats et à la saisine des dossiers non encore ouverts ; et report des revendications financières légitimes des magistrats pour être examinées ultérieurement par un gouvernement élu.
– Appel à la démission du chef du gouvernement, puis le charger de liquider les affaires courantes. Hichem Mechichi approuvera sans aucun doute.
– Charger une personne de composer un gouvernement dont tous les membres n’ont aucune suspicion de corruption et n’ont aucun lien avec les lobbyistes et les partis. Ce gouvernement n’obtiendra certainement pas la confiance du parlement (soyez certains de cela !).
– Dissoudre le parlement sur la base des articles 89 et 98 de la Constitution.
– Le gouvernement Mechichi continuera à exercer sans pression des partis corrompus. Le pouvoir exécutif exercera son pouvoir avec des décrets-loi décidés par le chef de l’Etat en concertation avec le chef du gouvernement, suivant l’article 70 de la Constitution, sous le contrôle de l’opinion publique, des partis, des médias et de la société civile.
– Organiser des élections dans un délai de 90 jours dans une ambiance de liberté sous le contrôle sécuritaire et judiciaire du financement étranger et de la corruption. Entre-temps, l’opinion publique sera officiellement informée de la corruption et des fortunes de plusieurs hommes politiques. Il ne faut pas que la majorité des électeurs soit victime des campagnes de tromperie comme en 2014.
– Audit des comptes des médias et recherche de leurs réels propriétaires. A ces médias de limoger les chroniqueurs représentants de partis et de lobbys. Un décret-loi sera publié pour organiser la publicité publique et privée dans les médias audio-visuels.
R.B.H










