Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi a donné ce jeudi 10 décembre 2020, une conférence de presse durant laquelle il a affirmé que la stabilité du pays n’est pas menacée contrairement à ce qu’en disent certains.
Il est revenu sur les appels, de Mohamed Abbou notamment, à déployer l’armée pour faire régner l’ordre dans certaines régions ou encore à dissoudre le parlement, précisant à ce propos qu’y recourir serait « soigner le mal par le mal ».
« On parle de dissoudre le Parlement, et après ? Quelle est l’alternative ? Ce sont des appels anarchiques et irresponsables ! Des martyrs sont tombés pour que la Tunisie ait un Parlement, l’expérience de la liberté est difficile mais nous devons nous y faire et ne pas être impulsifs » a déclaré Rached Ghannouchi.
Concernant les récents évènements et altercations violentes survenues à l’Assemblée, il a précisé que la présidence de l’ARP a publié un communiqué pour soutenir les députés du Bloc démocrate agressés lundi et a ouvert une enquête pour déterminer les responsabilités et prendre les mesures nécessaires.
Rached Ghannouchi a enfin souligné le rôle essentiel de l’UGTT sur la scène nationale, ajoutant que la centrale syndicale a déploré des insultes la visant, émanant des députés Al Karama. Le président de l’ARP a expliqué que les positions de la coalition Al Karama ne représentent pas l’ARP.
« Nous nous tenons au bord du gouffre, mais nous ne sommes pas tombés » a enfin conclu Rached Ghannouchi, estimant qu’un dialogue national, peu importe son initiateur, est essentiel pour sortir le pays de la crise.
M.B.Z










