L’instance administrative de la Centrale syndicale, UGTT, a publié un communiqué, samedi 12 décembre 2020, dénonçant la Loi de finances 2021 votée et adoptée au Parlement cette semaine.
Notant que cette loi ne répondait pas aux attentes du peuple tunisien, l’UGTT a déploré l’absence de mesures capables de remédier à la crise socio-économique actuelle.
La Centrale syndicale a ajouté que la Loi de finances était venue satisfaire une minorité composée de lobbies qui monopolisent les activités économique, financière et l\’industrie en Tunisie, mettant en garde le gouvernement contre ses répercussions.
L’UGTT a, par ailleurs, exprimé son inquiétude quant à la dégradation de la situation des services publics, de la santé, de l’éducation et du transport, et a déploré la hausse des prix et la baisse du pouvoir d’achat ainsi que la prolifération de la contrebande et de la corruption.
L\’organisation est, également, revenue sur la montée de la violence et des incitations à la haine, en particulier à l’Assemblée des représentants du peuple. La Centrale syndicale a condamné, dans ce sens, les agissements des députés d’Al-Karama à l’encontre de leurs collègues des autres blocs parlementaires soulignant que cela avait entravé à plusieurs reprises les travaux du Parlement au su et au vu de la coalition au pouvoir.
Rappelant son initiative pour le dialogue national présentée à la présidence de la République, l’UGTT a appelé le chef de l\’Etat, Kaïs Saïed, à donner son feu vert pour engager le dialogue et les forces politiques à se joindre à cette initiative afin d’éviter à la Tunisie de sombrer dans un chaos aux conséquences désastreuses.
L’Union général tunisienne du travail a salué, par la même occasion, les efforts des jeunes médecins et des organisations de la société civile pour la lutte contre la pandémie Covid-19, appelant le gouvernement à accélérer la mise en œuvre d’une restructuration en profondeur du secteur de la santé.
Elle a, également, exprimé son appui aux mouvements sociaux qui ont éclaté dans quelques régions de la Tunisie, exhortant le gouvernement à réviser le Smic dans les plus brefs délais et à améliorer les conditions financières et sanitaires pour les retraités.
N.J.










