C’est extraordinaire le nombre de réactions observées suite à la nomination d’Olfa Hamdi à la tête de Tunisair. Il est très rare de voir autant de réactions après la nomination d’un responsable à la tête d’une institution. Deux raisons, Tunisair intéresse beaucoup de gens, bien davantage que plusieurs départements ministériels réunis, et Olfa Hamdi intrigue. Son genre, son âge, son parcours et sa beauté n’ont pas laissé insensibles les internautes sur les réseaux sociaux.
L’ancien ministre du Tourisme et actuel dirigeant à El Machroûu, Slim Tlatli a écrit que « croire aux miracles en management voilà une nouvelle approche pour le recrutement de dirigeant d’entreprises importantes ; croire qu’on a le temps de faire des essais voilà le comble de la stupidité .

Face à l’indigence des arguments rationnels certains essayent de nous amener vers une dangereuse discussion sur le genre et le régionalisme »
Le dirigeant à Tahya Tounes, Karim Baklouti Barkettalah a rappelé que la « jeunette qui vit à la Silicon Valley » n’a jamais travaillé dans une entreprise, n’a jamais assisté à un conseil d’administration et n’a probablement jamais eu à faire à l’administration tunisienne. « Je me demande même si elle sait ce qu’est qu’un organigramme », écrit-il.

L’ancien dirigeant d’Afek, Mohamed Ali Mankaï demande quant à lui des explications au ministre Moez Chakchouk qui l’a nommée.

Pour l’expert économique Moez Joudi, la nomination d’Olfa Hamdi n’obéit à aucune logique puisque la dame n’a aucune expérience en la matière.

Toutes les réactions ne sont pas critiques, loin s’en faut.
Ainsi, pour l’homme d’affaires et ancien dirigeant d’Ennahdha Hatem Boulabiar, la nomination de Mme Hamdi est une récompense du mérite.

Pour Karim Guellaty, investisseur et administrateur d’entreprises (dont Business News), notre salut viendra de gens comme elle.

Pour le lobbyiste Elie Trabelsi, Olfa Hamdi va faire face à des extraterrestres (il vise par là les syndicats) et sa nomination est la saison 2 d’Amel Karboul, ancienne ministre du Tourisme en 2014 qui a soulevé plusieurs vagues à l’époque.

R.B.H










