Le conseiller chargé du dossier de la réconciliation au sein du cabinet du président du Parlement, Rached Ghannouchi, Mohamed Ghariani, était l’invité de l’émission Yaoum Said de Hatem Ben Amara diffusée sur les ondes de la Radio nationale mercredi 6 janvier 2021.
Il est revenu, entre autres, sur sa nomination en tant que conseiller de Rached Ghannouchi ainsi que le dossier de la réconciliation qu’il a pris en charge.
« J’étais jadis chargé du dossier de la réconciliation en tant que membre du parti Nidaa Tounes car j’ai la conviction que nous ne pouvons pas faire réussir la transition démocratique sans réconcilier entre les grandes forces politiques », a-t-il indiqué.
Il a souligné que la réconciliation nationale était même à l’origine de son rapprochement avec le leader Ennahdha et président du Parlement, Rached Ghannouchi. « Nous étions (lui et Rached Ghannouchi) contre la loi d’exclusion de certains dirigeants politiques (les ex-responsables RCDistes) », dit-il.
« Je crois en la nécessité d’en finir avec les divisions des Tunisiens (entre ancien régime et nouveau régime) afin de réaliser la transition démocratique selon une approche basée sur l’union nationale », a-t-il lancé estimant que le « long » processus de la justice transitionnelle n’avait pas permis d’aboutir aux résultats attendus. Il a également pointé des lacunes dans le traitement des dossiers des victimes de l’ancien régime.
Le conseiller du président de l\’ARP a souligné qu’il avait pour mission de « rectifier le processus de la justice transitionnelle » en mettant en place une loi sur la réconciliation nationale afin de « se lancer pour les dix années à venir ».
Revenant sur le refus de sa nomination par le parti destourien libre – la présidente du parti Abir Moussi notamment- Mohamed Ghariani a avancé que sa mission n’avait aucun rapport avec Abir Moussi, affirmant qu’il était attendu que celle-ci soutienne cette démarche.
« Il s’agit d’un conflit idéologique. Abir Moussi n’accepte pas la différence, ni le pluralisme, en refusant mes orientations politiques », a-t-il conclu.
Rappelons que le PDL avait refusé la nomination de Mohamed Ghariani estimant que cette dernière fait partie des tentatives visant à l\’isoler. Le parti va jusqu’à scander des « dégage » à son encontre devant le Parlement.
Le mouvement Ennahdha a, pour sa part, indiqué qu\’il voyait en Mohamed Ghariani et d’autres personnalités ayant travaillé sous l’ancien régime de Ben Ali ou Habib Bourguiba, des compétences pouvant apporter l\’expertise politique et administrative dont le pays a besoin.
I.M.










