La députée d’Attayar, Samia Abbou, a souligné, lors de son intervention ce mercredi 6 janvier 2021, sur Mosaïque FM, qu’en confisquant la clé de la salle de plénière à l’ARP, elle n’a pas empêché la tenue de la séance mais elle a agi de la sorte pour attirer l’attention sur les revendications de son parti.
« Les portes annexes sont restées ouvertes et la plénière a eu lieu. Nous sommes en sit-in depuis des semaines et personne ne semble y prêter la moindre attention. Ce qui s’est passé le 7 décembre ne s’est jamais produit à l’Assemblée, cette bande est arrivée avec la violence et les coups de poings et ont empêché que soit abordé le point sur la violence que nous avons soulevé lors de la réunion du bureau de l’ARP. Ce qui s’est passé est honteux. Nous avons demandé au président de l’ARP de publier un communiqué pour condamner ces agissements mais rien, le président de l’ARP ne cesse de couvrir ces gens » a déclaré Mme Abbou.
Elle a ajouté que le député Al Karama, Seif Eddine Makhlouf, a pu accéder à l’Assemblée à son retour de voyage sans avoir respecté les mesures sanitaires imposées lors de telles circonstances et personne ne s’est est offusqué. « Nous avons interpelé le ministère public pour qu’il lui soit imposé, comme tous les Tunisiens, de se conformer au protocole sanitaire en vigueur car il bénéficie d’une protection absolue de la part du président de l’Assemblée qui refuse de le heurter. Ce sont des gens dangereux ! Nous avons porté plainte au pénal contre Mohamed Affes, concernant deux prêches où il appelle au Djihad en Syrie et à couper les mains des sécuritaires. Ce monsieur est un extrémiste violent, comment pouvons-nous travailler avec ces gens ? Et le plus dangereux est qu’ils sont protégés par le président de l’ARP qui a qualifié ce qu’ils nous ont fait de bousculade ! Ils sont intouchables car ils sont chargés des basses besognes du président de l’ARP qui au final est le seul responsable ce qui se passe » a-t-elle poursuivi.
Samia Abbou a ensuite commenté le limogeage du ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, estimant qu’il s’agit d’un règlement de compte et que cette décision avait déjà été prise depuis un certain bout de temps. « Les nominations qu’on lui reproche ont eu lieu alors qu’il se savait déjà démis. C’est l’arrestation d’un certain homme d’affaire qui a agacé le chef du gouvernement et l’a mis hors de lui et c’est là qu’il a pris sa décision. La faute grave est que le chef du gouvernement intervienne pour libérer un hors la loi ! » a-t-elle affirmé.
M.B.Z










