L’UGTT a publié un communiqué de presse, suite à la réunion, ce mardi 2 février 2021, de son instance administrative.
La centrale syndicale a souligné, dans ce communiqué rendu public, que la crise politique s’est exacerbée et a atteint un point qui menace l\’entité de l\’État et la sécurité du pays et entache la crédibilité de la Tunisie sur la scène internationale.
Elle a ensuite fermement condamné la vague de violences conduite par la coalition Al Karama, estimant que le parti a exploité sa représentation au Parlement pour en faire une plate-forme afin de promouvoir son discours haineux qui vise aussi les piliers de l\’État tunisien, s’étonnant de l’incapacité de la présidence de l’ARP à mettre fin à ce courant.
« Nous déplorons les agissements de certaines parties pour contrecarrer l\’initiative de l\’Union de sauver le pays et leurs efforts pour la vider de son contenu. Initiative qui a été adoptée par le président de la République et dont l\’urgence a été confirmée après la récente crise. Nous affirmons que le syndicat continuera à jouer son rôle national en défendant l\’unité de l\’État et de ses institutions et en protégeant les intérêts et les droits de toutes les franges du peuple tunisien » a poursuivi l’UGTT.
La centrale syndicale est également revenue sur les récents heurts qui ont opposé les manifestants et les forces de sécurité ces derniers jours, condamnant ainsi le fait que les libertés soient ciblées en réprimant les manifestations par le recours à la force et en restreignant le travail des journalistes et en attaquant la liberté de la presse et son indépendance.
« Nous rejetons l\’implication de l’appareil sécuritaire dans le conflit politique et exigeons qu’il soit éloigné de l’instrumentalisation partisane pour qu’il se concentre sur la consécration de la culture de la démocratie et des droits de l\’Homme. Nous demandons aussi la libération des enfants, des élèves, des étudiants et des blogueurs arrêtés et nous appelons à l\’abandon des peines sévères qui leur ont été infligées » a ajouté l’Union.
L\’UGTT a par ailleurs réitéré son refus concernant la cession des établissements publics, appelant à ce qu’ils soient, en revanche, sauvés en réformant notamment leur gestion, en soutenant leur financement et en remboursant leurs dettes envers l\’État.
M.B.Z










