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Oussama Khlifi : Aujourd’hui la vraie Haica est la télécommande !

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    Le député Qalb Tounes, Oussama Khlifi, a appelé, lors de son intervention ce vendredi 19 mars 2021, lors de la plénière consacrée au dialogue avec la Haica, à ouvrir le dialogue sur la réalité du paysage médiatique dans le pays et surtout sur le rôle régulateur de cette instance dans un contexte mondial marqué par l’ouverture et les nouveaux médias.

     

    Evoquant les quelques milliers de chaines auxquelles ont désormais accès les Tunisiens en streaming – les récepteurs IP comme on les appelle – rappelant aussi que facebook et youtube sont devenus les médias les plus puissants et les plus regardés, Oussama Khelifi a posé la question de savoir si la Haica a encore un rôle à jouer et de quelle manière elle compte réguler tout cela.

    Il a souligné qu’en enchainant les médias locaux la Haica ne fait qu’empêcher le pays de s’ouvrir au monde et de s’y frayer une place, précisant que c’est bien grâce aux médias locaux que la Tunisie peut promouvoir sa culture et ses talents. Oussama Khelifi n’a pas manqué de rappeler que deux grands magnats du paysage audiovisuel tunisien – Nabil Karoui patron de Nessma et Sami El Fehri patron d’Elhiwar – croupissent en ce moment en prison et que ces médias sont menacés ainsi que tous ceux qui y travaillent.

     

    Le député Qalb Tounes a estimé que la Haica ne peut pas faire grand-chose pour empêcher que les chaines de télévision aient des positions politiques car si ce n’est dans des chaines locales, des chaines étrangères très regardées en Tunisie affichent leurs couleurs depuis bien longtemps et soutiennent ouvertement tel ou tel parti.

     

    « Au final je le dis et je le pense : aujourd’hui la vraie Haica c’est la télécommande ! Le Tunisien peut lui-même choisir ce qu’il a envie de voir et de montrer à ses enfants. Le monde a changé et un vrai débat doit être mené pour savoir comment suivre ce changement. Il faut une Haica qui soit là pour empêcher les contenus haineux de sévir, pour empêcher que des médias comme facebook exploitent nos plateformes sans payer un sou. C’est un dialogue que nous appelons pour développer tout ça, pour que ceux qui encouragent la création ne soient plus en prison, même si leurs orientations politiques sont différentes des nôtres » a-t-il conclu.

     

    M.B.Z

     

     

     

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