Le vice-président du parti Al Badil Ettounsi Hafedh Zouari s’est exprimé sur la crise politique actuelle, lors de son intervention sur les ondes de Shems FM vendredi 26 mars 2021.
Il est par ailleurs revenu sur les révélations de Mohamed Ennaceur, dans son livre « Deux républiques, une Tunisie », concernant les tentatives de reversement de l’ancien président feu Béji Caïd Essesbi et de son remplacement par Youssef Chahed, orchestrées, à l’époque, par Tahya Tounes et Ennahdha. Hafedh Zouari a alors confirmé ces informations précisant que Youssef Chahed était « assoiffé de pouvoir ».
« La dissolution du Parlement est devenue une nécessité pour mettre fin aux chamailleries et accrochages qui y règnent »,a-t-il estimé notant que la dissolution de l’ARP nécessite le recours aux moyens constitutionnels et le consentement de toutes les parties.
Le député a tiré à boulets rouges sur les politiques précisant que ces derniers n’ont pas encore conscience de la gravité de la situation économique car ils ne cessent de s’entretuer pour des postes. Et de conclure : « Les politiques sont capables de tout pour rester au pouvoir ».
Revenant sur la rencontre du président de la République Kaïs Saïed avec l’ancien ministre des Finances, Nizar Yaïch, Hafedh Zouari a souligné l’importance de l’initiative de dialogue à l’endroit de la jeunesse qui a été lancée à l’issue de cette rencontre par les deux hommes sans en souffler un mot à la centrale syndicale.
L’UGTT avait, notons-le, présenté, en novembre 2020, une initiative de dialogue politico-socio-économique au président de la République. Celle-ci est, d’ailleurs restée dans les tiroirs, bien qu’elle eût eu l’accord de principe du chef de l’Etat.
Hafedh Zouari a dans ce sens indiqué que l’organisation nationale devrait reconsidérer ses erreurs et assumer sa part de responsabilité dans la crise économique, faisant référence aux grèves décrétées par l’UGTT. « Les syndicats, étant des forces nationales, doivent rassembler et non diviser ! », a-t-il lancé.
Le député a par ailleurs proposé de lancer de nouveaux grands projets, à l’instar du projet du port d’Enfidha, pour sauver l’économie nationale.
I.M.










