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Tarek Ftiti : Le ministre de la Défense peut ne pas répondre à la convocation du président de l’ARP !

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    Le deuxième vice-président de l\’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Tarek Ftiti, a commenté, dans un post publié ce samedi 24 avril 2021, le courrier émis par l’ARP au ministre de la Défense nationale, une convocation adressée par le président de l’ARP, Rached Ghannouchi et signée par son secrétaire général.

     

    Tarek Ftiti a souligné, que ce courrier n’engage en rien l’ARP et que Brahim Bartegi peut tout à fait ne pas y répondre, expliquant que la procuration accordée par Rached Ghannouchi à son secrétaire général pour signer une telle correspondance n’est pas valide car elle est supposée être mise en œuvre dans le seul but de poursuivre des travaux administratifs et pas pour adresser des correspondances à des parties officielles, pointant ici une « erreur administrative« .

     

    « Que signifie-t-il de voir une correspondance officielle de l\’Assemblée des représentants du peuple adressée au ministre de la Défense nationale? En plus le sujet qui y est évoqué relève purement du rôle de supervision des députés. La correspondance s’adresse de surcroit à un ministère de souveraineté sur un point sensible et une question politique donc seul le président de l’ARP ou ses vice-présidents ou alors le chef de cabinet qui a la qualité de ministre, sont aptes à signer un tel document » a-t-il indiqué.

     

     

    On rappellera que le courrier évoqué par Tarek Ftiti est une convocation à une séance d’audition pour interroger le ministre à propos de l’impartialité de l’instance militaire, pourquoi la justice militaire s’est immiscée dans l’affaire de Rached Khiari en émettant un mandat d\’amener et pourquoi elle ne reconnaît pas l’immunité parlementaire dont il s’est prévalu.

     

    Avec ce courrier, Rached Ghannouchi s’immisce ouvertement dans un processus judiciaire, ce qui est strictement interdit par la Constitution. Le président de l’ARP crée, par ce courrier, un précédent dangereux qui devrait faire réagir les instances et les syndicats judiciaires tels que le Conseil supérieur de la magistrature et l’association des magistrats tunisiens.

     

    M.B.Z



     

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