Défilé aujourd’hui au Parlement à l’occasion du débat sur la réforme de la loi liée à la cour constitutionnelle.
Sans surprise, les députés d’Al Karama en ont profité pour lyncher le président de la République qui a renvoyé le projet de loi au parlement pour différents prétextes qu’ils jugent fallacieux.
Ainsi, Mohamed Affes a comparé Kaïs Saïed au défunt Moammar Gueddafi. Ce à quoi un des députés lui a répondu, si Gueddafi était encore vivant, tu ne serais pas là aujourd’hui.
Seïf Eddine Makhlouf, le chef de la coalition, a pris la parole pendant vingt minutes pour analyser la réponse du président de la République et démontrer, juridiquement, le caractère fallacieux de sa lettre. Il a commencé par rappeler la première phrase de salutation du président dans sa lettre « السلام لمن اتبع الهدى » qui ne s’adresse qu’aux mécréants, d’après la sunna islamique.
Après ses démonstrations, Seïf Eddine Makhlouf a défié le président, tout en élevant la voix : « Essaie donc de ne pas ratifier la loi et tu vas voir ! Tu penses sérieusement qu’il va y avoir 131 députés aujourd’hui pour voter la loi et que tu vas pouvoir ne pas la ratifier ? Essaie donc ! Tu vas la ratifier de gré ou de force ! », a-t-il crié en frappant son micro et en concluant par le même salut que le président : « السلام لمن اتبع الهدى ».
R.B.H










