La députée d’Attayar Samia Abbou a été bien en colère ce mardi 4 mai 2021 à l’assemblée à l’occasion de la discussion de la loi relative à la Cour Constitutionnelle.
Elle a commencé par rappeler que la séance d’aujourd’hui est illégale sur la forme. Elle a ensuite donné son interprétation de la Constitution qui se trouve être conforme à celle du président de la République. Elle a d’ailleurs bien défendu Kaïs Saïed et elle l’a avoué : « Oui, nous défendons le président de la République car il est le seul à s’opposer à vous et à vos manigances. C’est vrai qu’il ne peut pas faire grand chose, mais il a le mérite de bloquer vos manigances », a déclaré la députée en s’adressant aux membres du PDL et d’Ennahdha.
« Nous n’avions pas d’a-priori contre vous, nous ne vous avons jamais traité d’intégristes, nous vous avons laissé faire et avons observé votre dérive. Aujourd’hui, nous nous opposons à vous car vous êtes comme les RCDistes. Nous sommes contre vous tous, les RCDistes et les islamistes, car vous avez souillé ce pays, vous avez détruit ce pays. Vous êtes pareils et vous êtes ensemble quoique vous dites. Que vous gagniez ou que vous perdiez, vous êtes ensemble » a ajouté la députée.
Avant cette salve, Samia Abbou s’en est prise à Seif Eddine Makhlouf et son langage ordurier quand il s’est adressé au président de la République lors de son intervention ce matin. « C’est quoi ce langage de rue ? Et qu’est ce que vous allez lui faire ? Pourquoi tu n’achèves pas ta phrase quand tu as dis « essaie de ne pas ratifier la loi ». Achève la ta phrase. Que vas-tu lui faire ? Le frapper ? »
La députée a épinglé au passage la présidente de séance, Samira Chaouachi, qui a laissé passer ce manque de correction à l’égard du président, alors qu’elle a ordonné la suppression des débats de la phrase « le ministre fugitif » prononcée dans une précédente séance par son collègue Mohamed Ammar.
R.B.H










