Un enseignant universitaire de renom, Moncef Ben Abdeljelil, a crié au scandale, samedi dernier, après avoir constaté que le nom de la rue où se situe son domicile avait été changé par les services municipaux sans que les habitants n’aient été avertis.
C’est en allant à la recette municipale que Moncef Ben Abdeljelil s’est aperçu du changement. Le préposé lui a dit que la rue de Syrie n’existait plus ! Elle a été rebaptisée rue Izmir.
Le conseil municipal, majoritairement composé d’élus islamistes d’Ennahdha, dont le maire, a décidé le changement en catimini et n’a pas voulu faire de vagues en communiquant la décision. Seules les administrations ont été informées de la décision, telles la Poste et la recette des Finances et c’était à elles d’en informer les citoyens un à un.
La nouvelle n’a pas tardé à faire polémique et le maire de la commune a réagi dans la foulée niant catégoriquement tout changement du nom de la rue de Syrie.
Se référant à un plan Google Maps, le maire de Msaken a affirmé que les deux rues existaient encore et qu’aucune n’avait changé de nom, contrairement à ce qui a été relayé dans certains médias.
Toujours selon le maire de la commune de Msaken, le domicile de Moncef Ben Abdeljelil se situait dans une rue sans dénomination, jusqu’à 2009. Il avait, de ce fait, été rattaché administrativement à rue de Syrie jusqu’à la nomination de la rue Izmir en 2009.
Moncef Ben Abdeljelil a répondu, à ce démenti, lundi 31 mai 2021, soulignant l’exactitude de son propos. Il a ajouté, dans ce même contexte, que le changement de la plaque portant le nom de la rue était même en cours d’exécution précisant qu’une commission présidée par Faker Youssef s’est chargée de la mission de changement des noms des rues de Msaken.

N.J.










