« Un article magnifique du défunt Hichem Djaït datant du 12 décembre 1988 pour rappeler que notre grand penseur islamiste était aussi un militant et un fervent défenseur de la démocratie… », a écrit le dirigeant islamiste tuniso-américain, Radwan Masmoudi, en hommage à l’illustre penseur tunisien décédé mardi 1er juin 2021.
Cette tentative de s’accaparer ce grand penseur après sa mort, n’est pas passée inaperçue. Dans la foulée, l’écrivain et chercheur universitaire spécialisé dans les mouvements islamistes et les organisations djihadistes, Abid Khelifi, a réagi sur Facebook qualifiant les nahdhaouis de « voleurs de pensée et d’histoire ».
« Hichem Djaït n’appartenait à personne. Il était un penseur de l’humanité, libre, et nous sommes fiers qu’il était tunisien de naissance (…) Il avait des positions claires », a-t-il écrit sur Facebook rappelant que Hichem Djaït a continué à s’opposer au régime Ben Ali, quand Ennahdha représentée par Noureddine Bhiri a signé un pacte national avec le dictateur.

« Lorsque Ennahdha a pris le pouvoir n’avait-il pas écrit ‘si c’est ça la Renaissance, comment sera la chute ?’ Vous avez volé Tahar Haddad, puis Abdellaziz Thaalbi… Laissez-nous enterrer le professeur Hichem Djaït et allez creuser sa tomber pour le voler au lieu de lire ses livres et sa pensée », a ajouté Abid Khlifi.
Le journaliste, Neji Khachnaoui, a, lui, aussi exprimé son indignation sur la toile. « Sans aucune honte, aucune vergogne, après avoir volé Thaalbi, ils s’en sont pris à Hichem Djaït (…) Hichem Djaït était un penseur, un historien et un philosophe spécialisé dans l’islam et non ‘notre penseur islamiste’ », a-t-il publié sur sa page Facebook.

Hichem Djaït était un grand historien et écrivain engagé, spécialiste de l\’histoire islamique, il a écrit de nombreux ouvrages publiés en Tunisie mais aussi en France. Son dernier livre, sorti en mars 2021, aux éditions Cérès, s\’intitule, « Penser l\’histoire, penser la religion ».
N.J.










