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Youssef Chahed : Ennahdha lance des campagnes de lynchage à la moindre critique le visant

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    L’ancien chef du gouvernement et président du parti Tahya Tounes, Youssef Chahed a été présent, vendredi 4 juin 2021, sur le plateau de Rendez-vous 9 sur la chaîne Attessia pour revenir sur la crise politique et le blocage institutionnel au plus haut sommet de l’Etat.

     

    L’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed a considéré que la Tunisie vivait une crise politique profonde ne pouvant être comparée à ce qu’il avait vécu avec feu Béji Caïed Essebsi. « Le conflit entre le président de la République et le chef du gouvernement a atteint un niveau important où ça commence à mettre en péril les intérêts de l’Etat. A mon époque, j’avais un différend avec le président Béji Caïed Essebsi. C’était d’ordre purement politique et ça n’avait jamais eu une incidence sur le fonctionnement de l’Etat ».

     

     

    Et d’ajouter qu’il ne se range pas du côté du président de la République, mais qu’il a exprimé son point de vue en toute liberté lors d’une tribune publiée par un Think Tank (ndlr : Institut Montaigne). « Cependant, mon analyse a été mal prise par le mouvement Ennahdha et j’ai subi une campagne de dénigrement orchestrée sur la toile. D’ailleurs, le statut de Rafik Bouchleka en témoigne », indique-t-il en faisant référence au gendre du président du mouvement Ennahdha, Rafik Abdessalem.

     

    Dans ce même contexte, Youssef Chahed a affirmé que « Bouchleka » était devenu chargé de la mission de lynchage du président de la République en public et toute personne s’opposant au mouvement Ennahdha. « Aujourd’hui, le mouvement plaide en faveur d’une cohérence du processus parlementaire et gouvernemental. Ce qui n’était pas sa position, il y a un an de cela ».

     

    L’ancien chef du gouvernement a considéré qu’il n’y a aucun climat propice au dialogue dans l’état actuel des choses. Il a expliqué que l’initiative de l’UGTT n’avait pas pu voir le jour depuis six mois. Ainsi, il a estimé qu’une trêve politique était nécessaire soulignant que la priorité demeure la conclusion d’un accord avec le FMI ainsi que l’accélération de la campagne nationale de vaccination.

     

    S.H

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