Le député Ridha Jaouadi a adressé, hier vendredi 18 juin 2021, une correspondance au président du Parlement Rached Ghannouchi exigeant des explications sur une épreuve du bac dont l’horaire coïncide avec celui de la grande prière du vendredi.
Notant que l’épreuve du français avait été planifiée de midi à 14 heures vendredi, le député a signalé que cela avait privé élèves et enseignants de leur droit à l’exercice de leur culte religieux.
Faisant part de son indignation, le député est allé jusqu’à supposer que le ministère de l’Éducation n’avait pas programmé d’examen le samedi par respect aux rites juifs (le shabbat étant le jour de repos chez les juifs, ndlr).
Une tentative, bien sûr, complètement inutile puisque l\’examen a déjà été passé par les élèves hier. D\’ailleurs, il y a toujours eu cours dans les écoles, collèges et lycées en même temps que l\’horaire de la prière du vendredi. Chose que Ridha Jaouadi ne peut évidemment pas ignorer puisqu\’il est lui-même enseignant avant de devenir député.
En réalité, les élucubrations du député-cheikh n\’ont pas pour vocation de réaliser un quelconque intérêt citoyen, mais de simplement marquer des points auprès de ses sympathisants et de montrer quel farouche défenseur de l\’Islam il est…

Le député a évoqué l’article 6 de la Constitution et a appelé à éviter à ce que genre de « violation » ne se reproduise.
Actuellement indépendant, le cheikh Ridha Jaouadi a, rappelons-le, été élu sur les listes d’Al-Karama. Il est imam de la mosquée de Sfax et est connu pour ses positions extrémistes largement controversées.

N.J.










