Le dirigeant au sein d’Ennahdha, Rafik Abdessalem, a publié, vendredi 25 juin 2021, un statut sur son compte Facebook réitérant encore une fois la volonté de son parti de maintenir Hichem Mechichi à la tête du gouvernement en opposition à la volonté du président de la République, Kaïs Saïed, qui, selon chef de la Centrale syndicale, Noureddine Taboubi, souhaiterait éjecter le chef du gouvernement et l’exclure du dialogue national.
« Le dialogue politique entre les institutions de l’Etat est nécessaire aujourd’hui et demain, car il n’y a d’autres alternatives pour arriver à un consensus sérieux (…) Ce dialogue dont le pays a besoin s’articule autour de trois axes :
- S’engager dans une nouvelle phase basée sur le consensus entre les institutions de l’Etat et restaurer la confiance dans les partis politiques – cadre organisateur de la vie politique et de la gouvernance – , ce qui implique une ouverture sur tous les partis sans exclusion aucune (…)
- Mobiliser tous les efforts pour faire face à la crise sanitaire (…)
- Finaliser l’établissement de la Cour constitutionnelle, pierre angulaire du nouveau système politique et garantie de la stabilité institutionnelle (…)
- Maintenir la stabilité gouvernementale et institutionnelle sous la supervision de Hichem Mechichi tout en travaillant à l’amélioration sur la base d’un partenariat national et d’un plan d’action dont les priorités sont le traitement de la situation sanitaire et socio-économique exceptionnelle du pays », a avancé Rafik Abdessalem.
Le parti Ennahdh a, rappelons-le, affirmé qu’il était prêt au dialogue national notant son rejet de toute condition qui serait imposée au démarrage des discussions. Plusieurs de ses membres ont, d’ailleurs, souligné l’opposition du parti au départ de Hichem Mechichi sans motif raisonnable de croire.
Le chef du gouvernement campe, lui, sur sa position et refuse de démissionner.
N.J.










