L\’Institut arabe des chefs d\’entreprises (IACE) appelle à la formation d’un gouvernement de compétences, alliant expérience, courage et capacité de mise en œuvre dans les meilleurs délais, et à la mise en place d’une feuille de route claire qui permette de mener à bien les réformes nécessaires, afin que l\’économie tunisienne retrouve son dynamisme. Cela ne pourra se faire, selon l\’institut, qu’à travers des choix audacieux, au service de l\’intérêt national, et afin de préserver l\’intérêt des générations futures, loin du populisme et de l\’exploitation politique.
L’IACE a aussi exprimé sa position, à l’issue d’une réunion exceptionnelle de l’instance directive de l’institut, jeudi 29 juillet 2021, aux décisions du président de la République Kaïs Saïed de dimanche dernier, dont notamment le gel du parlement et le limogeage du chef du gouvernement ainsi qu’à la proposition du président de la République d’amnistier les hommes d’affaires corrompus, contre la restitution des fonds dérobés et qu’il estime en se basant sur le rapport fort controversé de Abdelfattah Amor, à 13.500 milliards (ne précisant pas s’il s’agit de millimes ou de dinars, ndlr).
L’institut a ainsi salué la position du chef de l’Etat qui a souligné que l\’affaire ne concerne pas tous les hommes d\’affaires, soient environ 150.000 personnes, mais seulement 460 individus corrompus. Et exprimer son soutien à la récupération des fonds spoliés.
Et de soutenir que pour éviter les soupçons et la perte de confiance, contre lesquels il a déjà mis en garde, l’IACE désire qu’on souligne que les poursuites sont exclusivement limitées à ceux en relation avec des affaires de corruption, et qu’elles ne ciblent pas tous ceux qui ont investi et réussi dans le respect de la loi et des institutions. Il a aussi souligné la nécessité de poursuivre judiciairement les contrebandiers, qui exercent une concurrence déloyale envers le marché officiel et qui nuisent à l\’économie nationale.
I.N










