Photo prise cet après-midi du mercredi 4 août 2021 lors du majlis choura du parti islamiste Ennahdha.
On y voit un Rached Ghannouchi à plat. Bien à plat. La première fois qu’on le voit dans cet état depuis son retour en Tunisie en 2011.
Non totalement remis de son covid, gelé de son parlement, lâché par ses bases, honni par une majorité de Tunisiens, l’islamiste de 80 ans ne sait plus à quel saint se vouer. Il en a vu d’autres, durant sa carrière, mais cette crise est la pire de toutes vu qu’il a perdu ce qu’il avait de plus précieux, son crédit auprès des siens.
Au majlis choura, on veut sa tête, les militants ne lui obéissent plus et les sympathisants ne le croient plus.
C’est là le résultat de dix années passées au pouvoir à mentir au peuple en utilisant la religion, à dire une chose et faire son contraire, à louvoyer et à penser à ses propres intérêts à court terme.
Ce soir, au majlis choura, il prend carrément de court tout le monde en niant ses propres propos refusant ainsi de qualifier de coup d’Etat les décisions du 25-Juillet, comme il n’a cessé de le dire ces dix derniers jours. Encore une tactique via laquelle l’islamiste pense pouvoir, une nouvelle fois, sauver sa tête.
C’est pourtant la fin… L’islamisme en Tunisie est une page définitivement tournée.
R.B.H










