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Khalil Ghariani : Le président de la République n’a pas accusé les hommes d’affaires

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    Khalil Ghariani membre du bureau exécutif de l’UTICA a déclaré que le président de la République n’a pas accusé les hommes d’affaires lors de son entretien avec une délégation de la centrale professionnelle.

    Questionné par la radio Express FM sur l’interdiction de voyager des hommes d’affaires, Khalil Ghariani a considéré que ceci s’inscrit dans le cadre de la situation exceptionnelle que traverse la Tunisie. Il a, aussi, affirmé que les 460 personnes figurant sur la liste évoquée lors de l’entretien avec le président de la République ne sont pas tous des hommes d’affaires.

    « La liste comporte les noms d’individus redevables à l’Etat… Personnellement, je ne considère pas que la consultation au sein des postes frontaliers représente pas un problème. Néanmoins, cette opération doit être fluide, rapide et dans le cadre du respect de la loi », a-t-il poursuivi.

     

    Par la suite, il a, également, précisé que plus de 17 secteurs se sont engagés à baisser les prix. Les chambres syndicales ont décidé de répondre à l’appel lancé par le président de la République. « Ils ont choisi de contribuer à l’effort national. Les producteurs ont choisi d’opérer une réduction des prix au détriment de la marge de gain. Pour modifier les prix, nous devons apporter des modifications sur le coût de production », a-t-il précisé.

     

     

    Evoquant l’exemple de déchargement d’un seul conteneur par heure dans les ports, Khalil Ghariani a révélé que la lenteur de ces opérations coûte près d’un milliard de dinars à la Tunisie. « En plus de la noble initiative du président de la République et des efforts fournis par les chambres syndicales, nous devons étudier d’autres aspects relatifs à la situation économique des Tunisiens. Pour améliorer le pouvoir d’achat, nous devons nous pencher sur ses composantes. Près de 60% du salaire résulte des politiques publiques. Les frais de transport public, par exemple, représentent 12% du salaire du Tunisien. Ce dernier doit utiliser trois moyens de transport pour se déplacer vers son lieu de travail. Avec la qualité de service actuelle dans ce secteur, aura-il vraiment la capacité de travailler et d’être productif ? La Tunisienne qui n’a pas accès aux services sanitaires nécessaires n’aura pas la possibilité de se concentrer sur son travail », a-t-il déploré.

    «Nous nous attendons à un retour de la confiance avec le contribuable et à la reprise du rythme normal des activités économiques »  , a-t-il conclu.

     

    S.G

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