L’activiste politique et bénévole durant la campagne présidentielle de Kaïs Saïed, Faouzi Dâas, a été l’invité d’Elyes Gharbi dans l’émission Midi Show du jeudi 19 août 2021, sur Mosaïque FM.
Interpellé sur la vision du chef de l’Etat, il a rappelé que celui-ci avait adhéré totalement à la mouvance qui s’est constituée durant les sit-in Kasbah I et Kasbah II pour s’opposer au détournement de la Révolution par la classe politique.
Il a ajouté, dans ce sens, que l’erreur originelle venait des partis qui, en 2011, s’étaient recentrés sur leurs propres intérêts laissant de côté les revendications du peuple. Selon Faouzi Dâas, ceci a fait renaître de ses cendres le système contre lequel on s’était soulevé et la réticence des gens durant les élections était la preuve de l’échec du système mis en place il y a de cela dix ans.
Pour ce qui est de l’alternative et du programme élaborés pour formuler le schéma à suivre pour rectifier la trajectoire, l’activiste a évoqué des textes rédigés par Ridha Chiheb Mekki alias Lénine et Kaïs Saïed.
Interrogé sur les évènements du 25-Juillet, M. Dâas a avancé que ce qui s’est passé ce jour-là était le couronnement de tous les mouvements et protestations qui ont éclaté en 2011 notant que contrairement à ce qui a été véhiculé les partis politiques n’étaient pas derrière la contestation et que la rue était en ébullition depuis janvier.
« Aujourd’hui, il faut parler d’une alternative qui s’aligne avec la réalité », a-t-il déclaré soulignant qu’il faudrait réfléchir à de nouveaux intermédiaires entre le gouvernant et les gouvernés étant donné que la démocratie représentative est en crise.
Il a rappelé, dans ce sens, que Kaïs Saïed avait évoqué, lors de sa campagne, une combinaison de démocratie participative et démocratie directe. « L’idée est de transformer le citoyen tunisien d’un simple numéro électoral en un citoyen qui participe, contrôle et décide ».
N.J.










