Ahmed Néjib Chebbi est revenu, dans un post Facebook daté de ce mardi 7 septembre 2021, sur le communiqué de la veille des ambassadeurs du G7.
Le politicien a ainsi estimé que le document met fin aux tergiversations provoquées en ce qui concerne la position internationale sur ce qui s’est passé le 25 juillet dernier.
Et d’affirmer : « La position internationale s\’inquiète de la direction prise par la Tunisie depuis le 25 juillet. La position internationale tient au système constitutionnel dans lequel le parlement a un rôle important à jouer.
La position internationale tient à ce que l’amendement de la constitution et de la loi électorale soit l\’objet d\’une concertation entre les Tunisiens.
La position internationale souligne la nécessité de former un gouvernement capable de faire face à la crise que traverse le pays.
La position internationale rappelle, enfin, que les valeurs de démocratie et d\’Etat de droit constituent la base des futures relations entre la Tunisie et les pays signataires de la déclaration.
La position du « Groupe des Sept » n\’a pas abordé les conflits internes, n’a soutenu aucune partie prenante de la crise, n’a pas non plus exigé un retour de l\’ancien parlement. Son unique souci était que la Tunisie ne s\’écarte pas de la voie qu\’elle avait choisie, afin qu\’elle reste une expérience unique et un exemple à suivre dans l’implantation d’une démocratie moderne dans notre région arabe ».
M. Chebbi estime en ce sens, que la position internationale ne s’oppose pas à l\’intérêt du peuple tunisien, et ne diffère pas de ce que les démocrates réclamaient dès le début des événements du 25 juillet : un gouvernement de salut, le développement des options de réforme constitutionnelle et électorale à travers des consultations inclusives, en vue de les soumettre à un référendum populaire pour un renouvellement de la légitimité par des élections anticipées.
Pour lui, le monde s\’est mondialisé de manière irréversible et la démocratie occupe une place centrale dans la vie internationale, rendant inutile l’invocation de vocabulaire sur une décision nationale indépendante.
Et de marteler que : « Le patriotisme interdit de fermer les yeux sur une entrave à la séparation des pouvoirs et à la violation de droits, que le patriotisme interdit l’isolement du pays de l’extérieur et que le patriotisme impose de préserver la souveraineté du peuple à travers l’implantation d’un système constitutionnel qui garantit aux autorités leurs rôles réciproques, le patriotisme est d’élargir la coopération internationale dans une circonstance où nous avons le plus besoin de la compréhension des plus grands pays industrialisés et du soutien des institutions financières internationales ».
Ahmed Néjib Chebbi pense qu’il temps de mettre de côté nos hésitations ainsi que les débats stériles, et de rester solidaires face à l\’éloignement de la démocratie et au retour de l\’autocratie tyrannique.
« La démocratie est notre destin et le cadre de notre renaissance et de notre progrès constant », a-t-il affirmé.
I.N










