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Kaïs Saïed : Avant de former un gouvernement, il faut définir sa vision

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    Le président de la République Kaïs Saïed a reçu, ce mardi 14 septembre 2021, les doyens Sadok Belaïd et Mohamed Salah Ben Aissa ainsi que le professeur Amine Mahfoudh, pour discuter de la situation politique en Tunisie, ainsi que d’autres questions constitutionnelles.

     

    A cette occasion, le président de la République a assuré qu’il était important de former un gouvernement, mais qu’il était aussi nécessaire de mettre d\’abord en place une vision de la politique qui serait adoptée par ce gouvernement afin de servir les intérêts du peuple tunisien.

     

    « Former un gouvernement est important, mais ce n’est pas une finalité en soi, le plus important étant d’avoir une vision de la politique du gouvernement. J’aurai pu désigner un gouvernement le lendemain du 25-juillet, mais on serait restés dans la même configuration que celle vécue durant les dix dernières années. Maintenant, l’Etat fonctionne et les administrations aussi. Certains omettent qu’en 1959, il n’y avait pas de gouvernement, mais un conseil de secrétaires d’Etat ».

     

    Revenant, ainsi, sur le 25-juillet, Kaïs Saïed a rappelé qu’il a pris ses décisions après sa visite à Gafsa où il y avait inspecté la situation d’un hôpital. « La situation était lamentable, il y avait une pénurie d’oxygène. Il a fallu que je me déplace pour qu’on aille chercher une bouteille d’oxygène de Sfax. Entretemps, une femme est décédée. Durant des mois, ils n’ont fait que parler d’une crise sanitaire et évoquer des chiffres terrifiants. Nous sommes devenus parmi les premiers en termes de nombre de décès. Pourtant, ils n’avaient rien fait. Quand la présidence de la République avait pris les choses en main, les choses ont bougé, les vaccins ont afflué et la situation s’est améliorée. Ils faut dire que toute leur politique se nourrissait des crises qu’ils entretenaient ».

     

     

    Kaïs Saïed a tenu à souligner que le Parlement suspendu n’avait rien effectué en terme de projets de lois adoptés, assurant qu’il n’avait adopté que des accords et des conventions. Il a, également, épinglé la diplomatie parallèle menée par certaines parties, notant que cela ne faisait pas partie de leur rôle, ni de leurs compétences.

    Par ailleurs, il a assuré qu’il n’incitait pas à l’anarchie, ni au coup d’Etat, réitérant son engagement à respecter les libertés et les droits, et son attachement à la voie claire tracée par une large volonté populaire.

     

    Ainsi, Kaïs Saïed est revenu sur la Constitution actuelle, assurant qu’elle avait été taillée sur mesure pour servir les intérêts de ceux qui l’avaient élaborée. Et d’ajouter que cette Constitution peut être amendée afin de répondre aux attentes des Tunisiens.

     

    Kaïs Saïed précise aussi que s’il y avait eu des dépassements comme le prétendaient certains, le but était uniquement de porter atteinte au président de la République alors qu’il avait assumé la responsabilité de sauver le pays des cercles de la corruption.

     

    S.H

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