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Lassâad Yaâcoubi : Si le ministère n’applique pas nos accords, une grève n’est pas écartée

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    Le secrétaire général de la Fédération générale de l\’enseignement secondaire, relevant de l’UGTT, Lassâad Yaâcoubi, est revenu, mercredi 15 septembre 2021, sur la rentrée scolaire et sur le désaccord du syndicat avec le ministère. Ceci dit, il a tenté de rassurer les parents et d’expliquer que ce que fait le syndicat sert à garantir de bonnes conditions de travail pour les enseignants mais aussi pour les élèves.

     

    Au micro de Wissal Kasraoui dans une déclaration à l’émission Win Inti Win Ahna sur les ondes de Shems FM, le syndicaliste a affirmé : « Nous avons voulu rassurer l’opinion publique sur la rentrée scolaire, en la faisant comme d’habitude le 15 septembre, pour leur insuffler quelques bouffées d’espoir. Mais cela ne veut dire en aucun cas, qu’on va se taire sur des sujets importants et présenter la situation comme un exploit. Car dire que l’année scolaire est comme les précédentes c’est admettre que les problématiques demeurent ».

    Et d’ajouter : « Il y a un élément principal ignoré par l’opinion publique et par le ministère de l’Education : la pandémie doit être à la tête des préparatifs, sachant que le conseil scientifique s’attend à une nouvelle vague en octobre », en rappelant que le nombre de vaccinés n’a pas dépassé les 300.000 élèves sur les 1.350.000 élèves concernés par la vaccination.

     

     

    « La fédération est prête à discuter avec le ministère de l’obligation de vaccination pour le staff administratif et les enseignants (40% ne sont pas vaccinés) mais également pour les élèves. Les personnes sont libres de ne pas se faire vacciner mais ne sont pas libres de mettre les autres personnes en danger », a martelé Lassâad Yaâcoubi, en appelant à la mise en place d’un calendrier à cet effet, pour vacciner dans les plus brefs délais ceux qui ne le sont pas, enseignants et élèves. Il a totalement occulté le consentement parental.

    Le syndicaliste a évoqué d’autres points de discorde, notamment l’état de l’infrastructure des établissements scolaires avec plusieurs travaux à l’arrêt ou en cours outre des établissements délabrés ainsi que les classes surpeuplées, loin de l’accord établi de ne pas dépasser les 27 élèves par classe.

     

    En outre, il a indiqué que 200.000 à 250.000 élèves ne vont pas faire leur rentrée scolaire avec les autres n’ayant pas d’enseignants. Et d’expliquer que mille recrutements de remplaçants étaient prévus et n’ont pas été réalisés, 1.500 professeurs manquants et 3.000 instituteurs du primaire n’ont pas été recrutés non plus.

     

    En réponse à une interrogation de l’animatrice, le SG a soutenu que jusqu’à cette heure, le syndicat n’a évoqué que les conditions de travail et en aucun cas le sujet des rémunérations et des avantages.

    « Après avoir épuisé tous les moyens de dialogue, nous passerons au militantisme (arrêt de travail, grève, sit-in, …) », a-t-il souligné, en précisant que cela peut se faire « sans complexe, à tout moment ».

    « On a fait des négociations et les accords n’ont pas été appliqués : le ministère doit prendre ses responsabilités ! », a-t-il argumenté. Et de rassurer : « En tant que syndicat, on va essayer de trouver des solutions. (…) On n’acceptera pas certaines conditions, ce n’est pas la peine de parler de crise financière ».

     

    S’agissant de la fuite vers les établissements du privé, Lassâad Yaâcoubi a minimisé les faits en soutenant que seulement 5% des élèves étudient dans le privé, un taux très faible, mais que par contre le taux de retour au public est important car le coût des cursus est trop cher.

     

    I.N

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