Directrice à l’Enseignement supérieur, Najla Bouden Ben Romdhane, nommée mercredi 29 septembre 2021 nouvelle cheffe du gouvernement tunisien, est inconnue dans le milieu politique et associatif tunisien. Interrogés par Business News, des enseignants universitaires et chercheurs tunisiens ne disent pas que du bien d’elle. Elle aurait ainsi été proche du RCD et spécialement de l’ancien ministre Lazhar Bouden et se serait rapprochée des islamistes du temps de la troïka, nous affirment-ils.
Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur, un haut fonctionnaire reste sceptique devant cette nomination : « Mme Ben Romdhane est quelqu’un de bien, mais sans plus. Au mieux, elle serait une bonne directrice centrale. C’est quelqu’un capable d’exécuter des missions ponctuelles et précises ou encore de présenter des programmes préparés par toute une équipe. Je la vois très mal à la tête d’un gouvernement affronter les bailleurs de fonds, les syndicats, les problèmes économiques dont elle ne connait rien, etc. Le costume est trop gros pour elle. », nous témoigne-t-il.
Un diplomate de haut rang assure la connaitre et dit qu’elle était chargée des liaisons entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les bailleurs de fonds chargés de programmes dédiés. Il reste sceptique lui aussi assurant que la dame n’a pas laissé les meilleures impressions auprès des fonctionnaires internationaux. « Elle est limitée, elle avait déjà du mal à assurer des petits dossiers, elle mettait trop de temps pour réagir et répondre et la ponctualité n’est pas sa première qualité », nous affirme-t-il.
D’autres personnes ayant côtoyé la dame, affirment toutefois que Mme Bouden est bosseuse, passionnée et intègre et qu’elle a piloté des projets importants avec succès notamment en partenariat avec la Banque mondiale. Par ailleurs, une information la dit une proche amie de la Première dame, Ichraf Chebil et que cette amitié aurait joué en sa faveur.
Loin de ces témoignages, sur la page Facebook de Najla Bouden Ben Romdhane, les publications récentes sont toutes encenseuses de Kaïs Saïed. « Nous sommes tous Kaïs Saïed », « Kaïs Saïed me représente », « Avec toi jusqu’à la fin », « La Tunisie est meilleure sans intégristes », peut-on ainsi lire sur sa page. Son caractère laudateur semble en tout cas bien prononcé, une vraie courtisane.
Avant le 25 juillet et les décisions du président de la République, Mme Ben Romdhane dénigrait l’ancien chef du gouvernement Hichem Mechichi et ce entre deux partages de l’humoriste égyptien Adel Imam ou d’un rappeur tunisien.
Ses rapports avec les médias risquent d’être tendus, elle ne les (nous) porte pas dans son cœur au vu de certaines publications dénigrant les journalistes tunisiens.
On ne trouve ainsi aucune publication sérieuse portant sur l’économie du pays, aucune vision stratégique, aucune réflexion sensée de quelqu’un qui occupe un poste de haut rang dans un ministère de l’Enseignement supérieur.
Sur sa page Facebook, Mme Bouden Ben Romdhane ressemble à n’importe quel facebooker tunisien qui fait défiler les pages et consomme sans rien produire d’intéressant pour la communauté.
L’adage dit « jamais deux sans trois ». Kaïs Saïed a déjà raté son casting pour deux chefs du gouvernement. Mme Bouden Ben Romdhane serait-elle le troisième ratage ? On espère avoir tort !
R.B.H.












