Après Moncef Marzouki qui a choisi de s’exprimer à travers la chaîne de télévision française France 24, se vanter d’avoir contribué au report du Sommet de la Francophonie, et exiger une suspension du soutien français à Kaïs Saïed, c’est au tour de Sihem Ben Sedrine de s’attaquer au projet du chef de l’Etat à travers un média étranger.
C’est sur la version numérique du journal américain The Washington Post, dans une tribune publiée la veille de la toute première réunion du président de la République, Kaïs Saïed, avec la nouvelle cheffe du gouvernement, Najla Bouden, que la « journaliste » a affirmé que le retour à l’autocratie ne résoudrait pas les problèmes de la Tunisie.
Sihem Ben Sedrine faisait référence aux mesures annoncées depuis le 25 juillet 2021 par Kaïs Saïed ; le gel du Parlement, la levée de l’immunité des parlementaires, la suspension de la majeure partie de la Constitution et la nomination d’un premier ministre au titre de chef de gouvernement.
Notant que les problèmes de la Tunisie ont été le fruit du focus d’Ennahdha sur son maintien au pouvoir à travers des alliances contre nature, des élections de 2019 qui ont mené des « accusés de corruption, de contrebande et même de pédophilie », au Parlement et d’un système judiciaire contrôlé par des mafias, elle a avancé que des solutions viables existaient.
Elle a laissé entendre, dans ce sens, que le travail réalisé par l’Instance Vérité et Dignité (IVD) pourrait être une partie de la solution précisant, toutefois, que la « résistance » des syndicats des forces sécuritaires ont empêché l’avancement du dossier de la justice transitionnelle.
« Les Tunisiens ont clairement et irrévocablement refusé ce préjudice en lançant une révolution qui a renversé un dictateur. Ils ne seront plus jamais gouvernés par une seule (personne). Même Saïed doit comprendre qu\’il n\’y a pas d\’État sain sans institutions légitimes. La Tunisie a besoin d\’une démocratie plus forte, pas d\’un retour à l\’autocratie », a-t-elle conclu.
N.J.










