Le dirigeant démissionnaire d\’Ennahdha et ancien ministre, Mohamed Ben Salem, a déclaré, mardi 9 novembre 2021, sur IFM, que son confrère Abdelkarim Harouni doit se mordre les doigts pour avoir relancé le débat autour du Fonds de la Dignité et des dédommagements qui devraient être accordés aux nahdhaouis ayant souffert sous le régime de Ben Ali.
« Ce sujet n’a jamais été une priorité pour le parti. Jamais ! Tout le monde a considéré cela comme une erreur, ça n’aurait jamais dû se passer. Il aurait dû demander la permission des structures avant de lancer ce sujet » a-t-il poursuivi.
Abdelkarim Harouni avait évoqué un ultimatum fixé au 25 juillet 2021 au gouvernement pour verser les dédommagements. La déclaration, faite au cours d’un discours prononcé le 1er juillet 2021 par le dirigeant nahdhaoui lors d’une manifestation à la place de la Kasbah a suscité une vive polémique parmi les observateurs de la scène nationale, qui avaient considéré que cet ultimatum, lancé en pleine crise épidémique et financière, était inapproprié.
L’ultimatum avait finalement été celui du président de la République, Kaïs Saïed, qui a décreté le 25 juillet les mesures exceptionnelles et gelé le Parlement à un moment où Ennahdha était particulièrement impopulaire.
M.B.Z










