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Législatives 2022 : A quoi s’attendre ?

 

L’actualité politique en Tunisie ne cesse de nous surprendre. Depuis l’annonce des mesures exceptionnelles du 25 juillet 2021, plusieurs visages ont refait surface. Les Tunisiens ont, également, eu l’occasion d’en découvrir des nouveaux.

Le calendrier annoncé par le Chef de l’Etat, Kaïs Saïed, a attiré de possibles candidats aux législatives en dehors de la configuration politique traditionnelle à laquelle nous nous étions habitués. Nous allons essayer de vous en présenter quelques-uns tout en étudiant les avantages et les inconvénients de leur présence au sein de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP).

Nous pouvons citer à titre d’exemple l’ancienne PDG de la Tunisair, Olfa Hamdi. Celle-ci vient d’annoncer la création de son propre parti politique baptisé « La Troisième République ». Olfa Hamdi, comme l’a toujours exprimé, se présente comme étant une jeune femme compétente, et même plus compétente que la majorité du peuple et experte en gestion d’entreprise. Se donnant en spectacle durant ses brèves déclarations médiatiques et parutions, Olfa Hamdi représente l’archétype du patron classique incapable d’adopter un discours proche de la réalité et du peuple sans tomber dans le populisme.

Avantage : du chocolat pour les opposants en temps de tensions.

Inconvénient : nous aurons droit au « j’ai eu 19 de moyenne au bac » à chaque plénière.

Autre personnage ayant réussi à faire parler de lui : le président du mouvement « Carthage Al-Jadida », Nizar Chaâri. Le journaliste et patron du magazine Tunivisions avaient annoncé la création de ce mouvement en 2019 et avait assuré qu’il allait participer aux élections législatives de la même année. Il avait, également, affirmé qu’il se présentait comme candidat aux présidentielles de la même année puis s’était retiré pour disparaître petit à petit du paysage politique. Il a par la suite refait surface après le 25 juillet 2022 pour soutenir l’annonce des mesures exceptionnelles. Le journaliste a entamé depuis cette date-là une véritable campagne électorale. Il a, aussi, pris camp des antivax tunisiens, chose qui lui avait permis de se différencier de plusieurs autres politiciens.

Avantage : possibilité d’aider Olfa Hamdi dans l’amélioration de son discours politique.

Inconvénient : possibilité d’avoir Klay BBj et autre rappeur comme experts auprès de l’ARP.

Le professeur en droit et militant, Jaouhar Ben M’barek avait, également, disparu du paysage politique, en 2011 après l’échec des listes électorales du réseau Dostourna, pour refaire surface en mars 2020 pour être nommé conseiller à la présidence du gouvernement, puis disparaître encore une fois lors du limogeage du chef du gouvernement Elyes Fakhfakh. Après une troisième disparition de quelques mois, Jaouhar Ben M’barek a réussi à s’imposer comme étant l’une des figures de l’opposition aux mesures exceptionnelles et au coup d’Etat de Kaïs Saïed. Il s’est même emparé du titre de pare-chocs d’Ennahdha, détenu auparavant par la Coalition Al Karama. Jaouhar Ben M’barek pourrait enfin faire partie du club des 217 et devenir député.

Avantage : avoir un professeur de droit et un militant comme député.

Inconvénient : Jaouhar Ben M’barek pourrait disparaître durant les plénières de l’ARP.

Dans le cadre de la consécration du principe de parité, nous avons décidé de nous pencher sur une autre dame pouvant se présenter aux législatives de 2022 : Bouthaina Ben Kridis, bénévole lors de la campagne électorale présidentielle explicative du chef de l’Etat, Kaïs Saïed, en 2019. Celle-ci aura son mot à dire et défendra le projet de la gouvernance par les bases de l’intérieur de l’hémicycle du Bardo. La jeune étudiante en droit pourrait, ainsi, faire partie d’un bloc parlementaire soutenant le président et portant son projet politique au sein d’une institution représentative.

Avantage : nous cherchons encore une réponse diplomatique à ce sujet.

Inconvénient : avoir constamment besoin d’une personne pour nous expliquer et nous traduire ses dires et ses déclarations.

Evidemment, la nouvelle assemblée inclura des politiciens et des politiciennes que nous avons eu le plaisir ou le malheur de connaître. Nous pouvons citer Abir Moussi, présidente du PDL, qui pourrait entrer en conflit direct avec plusieurs noms cité précédemment, et son ennemie jurée, Seif Eddine Makhlouf, président du bloc radical Al Karama qui de son côté sera en conflit direct avec toute personne soutenant le président quel qu\’en soit la raison.

 

S.G

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