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Une journaliste de la Télévision tunisienne devant le conseil de discipline

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Les journalistes de la Télévision tunisienne poursuivent leur sit-in ouvert pour le quatrième jour consécutif, entamé depuis le lundi 21 mars au siège de l’établissement public.

 

Ce sit-in se tient pour défendre l’indépendance de la ligne éditoriale de l’établissement, dans la mesure où il s’agit d’un service public. Il vise à préserver les droits légitimes des journalistes face au harcèlement et aux atteintes au droit syndical.

 

La présidente de la section syndicale à la Télévision tunisienne, Houda Ward a affirmé dans une déclaration accordée, ce jeudi 24 mars 2022, à Business News, que le sit-in restera ouvert pour garantir un service médiatique public et non gouvernemental.

 

« Non au harcèlement des journalistes ! Non à l’atteinte au droit syndical ! Non à la traduction des journalistes devant les conseils de discipline ! », tels sont les slogans des journalistes selon la responsable syndicale. Dans ce contexte, Houda Ward a assuré que la direction de la chaîne harcèle les journalistes et porte atteinte au droit syndical.

D’ailleurs, elle a révélé dans sa déclaration qu’une journaliste de la chaîne sera traduite devant le conseil de discipline, lundi prochain, pour avoir participé au mouvement de protestation des journalistes de l’établissement. Et de préciser qu’il s’agit d’une violation flagrante du droit à la grève garanti par la Constitution tunisienne.

 

Houda Ward a souligné que la chargée de la direction de l’établissement Aouatef Daly avait été notifiée du mouvement de protestation en question et de toutes ses modalités, afin qu’elle puisse prendre les mesures nécessaires pour assurer les journaux télévisés, ajoutant qu’un rappel du mouvement lui a été adressé quatre jours à l’avance.

 

Les protestataires revendiquent la mise à disposition du matériel, la réforme du statut et de la structure organisationnelle pour préserver le service public ainsi que son indépendance.

 

Houda Ward note que le sit-in revient à la nonchalance de la direction de la chaîne et son désintérêt face aux revendications des journalistes, accusés à tort par la chargée de la direction de la chaîne, Aouatef Daly, de corruption et de laxisme.

 

Rappelons que les journalistes de la télévision nationale ont entamé depuis le 21 mars 2022, un sit-in ouvert pour défendre l\’indépendance de la ligne éditoriale de l\’institution en tant qu\’établissement public, leurs droits légitimes et dénoncer le harcèlement dont ils s’estiment victimes.

Cette décision, précise un communiqué syndical, intervient suite à l\’absence de toute réaction sérieuse et responsable de la part du représentant du gouvernement en charge des médias, du ministre des Affaires sociales ou de la personne chargée de la gestion de l’institution, malgré les mouvements de contestation précédents.

S.H

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