Invité de la matinale de la Radio nationale, le président de la Chambre nationale syndicale du commerce du textile et du prêt-à-porter, Mohsen Ben Sassi, a remis sur le tapis, jeudi 5 mai 2022, la problématique des étalages anarchiques dans le centre-ville de Tunis – sur l’artère principale, Habib Bourguiba, notamment.
Il a affirmé qu’en dépit des nombreuses récriminations de la chambre syndicale, rien n’a été fait pour remédier à ce phénomène qui non seulement amoche la ville mais impacte également le commerce des boutiques situées dans la zone.
Selon M. Ben Sassi, les promesses de la mairesse de Tunis n’étaient que des paroles en l’air. Le ministre de l’Intérieur est, lui, injoignable. « J’ai personnellement envoyé trois correspondances – dont une en janvier – au ministère de l’Intérieur pour demander une audience, mais je n’ai toujours reçu aucune réponse », a-t-il indiqué.
Le président de la Chambre syndicale du commerce du textile et du prêt-à-porter a taclé les autorités locales expliquant que les adhérents de la chambre sont pris en otage entre la mairie, le gouvernorat et le ministère de l’Intérieur ; l’un renvoyant la balle aux autres, depuis le 25-Juillet. « La police environnementale ne s’est mobilisée qu’en une seule occasion pour tout nettoyer lors de l’arrivée d’un bateau de tourisme », a-t-il fait savoir.
Mohsen Ben Sassi a laissé entendre qu\’il suffit de volonté politique pour que cette problématique soit facilement résolue rappelant la campagne anti-étalage anarchique lancée en 2017 par l’ancien gouverneur de Tunis Omar Mansour libérant ainsi les trottoirs de la ville.
N.J.










