« Il fallait isoler ces juges car ils sont un danger pour le pays. Après, les recherches démontreront s’ils sont coupables ou innocents, ceux qui seront blanchis reprendront leur travail » a déclaré, ce vendredi 3 juin 2022, l’ancienne députée Fatma Mseddi.
L’ancienne députée a estimé que le chef de l’Etat a pris la bonne décision en révoquant 57 juges accusés d’entrave à la justice ou de corruption, que le cours normal de la justice a déjà démontré ses limites dans l’affaire Béchir Akremi et qu’il s’agit là d’un vrai coup porté à l’encontre du lobby de la corruption qui a mainmise sur la justice.
« Certaines personnalités ont prononcé une minute de silence [ndlr le PDL] en hommage à l’Etat de droit, moi je pense qu’on aurait dû marquer cette minute de silence lorsque Rached Ghannouchi – le chef des terroristes – a présidé l’ARP. On aurait dû marquer une journée entière de silence. Je connais les dossiers de la plupart des juges révoqués et je ne pense pas que le président a pris cette décision sans avoir consulté les dossiers et les rapports » a-t-elle poursuivi.
Fatma Mseddi a enfin annoncé qu’elle prendra part à la réunion du comité des affaires économiques et sociales prévue le 4 juin. « Je serai honorée d\’être avec les gens qui vont contribuer à construire la nouvelle Tunisie, et s\’ils me demandent quoi que ce soit d\’autre, je le ferai pour que la Tunisie sorte de cette période qui a tué l\’Etat de droit. Je ne comprends pas que l’UGTT accepte de dialoguer avec Ennahdha en 2013, avec Ali Laârayedh et des gens accusés de crimes contre l’Etat, et qu’elle refuse aujourd’hui le dialogue avec des patriotes qui veulent édifier une constitution pour la république et l\’État de droit » a-t-elle conclu.
M.B.Z










