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Taïeb Bayahi : les mesures de relance économique sont visiblement un poisson d’avril


Le président de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), Taïeb Bayahi, a laissé entendre que les mesures prises par le gouvernement de Najla Bouden au profit de la relance économique n’étaient qu’un « poisson d’avril ». Invité de la Matinale du mercredi 8 juin 2022 sur Shems FM, il a indiqué que sur les 42 mesures annoncées en avril dernier par le ministre de l’Économie et de la Planification, Samir Saïed, aucune n’avait été activée ou officialisée par un décret dans le Jort. 
 
 
« Nous sommes très déçus (…) Quand le nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir, nous étions très positifs, mais malheureusement rien n’a été fait. Vous m’excuserez, j’ai comme l’impression que nous avons un fantôme en face de nous. Il n’y a rien qui se passe », a-t-il déclaré au micro de Myriam Belkadhi en référence à la loi de finances 2022.  
 
« Ça va être une année économique noire. Le rôle du ministère des Finances n’est pas d’assurer les salaires des fonctionnaires publics par la fin de chaque mois. Le département doit dynamiser la machine économique », a-t-il ajouté en s’interrogeant sur les mécanismes possibles pour finir cette année alors que le gouvernement ne fait qu’espérer des aides de la part des bailleurs de fonds, le Fonds monétaire international (FMI), entre autres. 
 
 
Taïeb Bayahi a signalé que les mesures annoncées par le gouvernement de Najla Bouden n’étaient qu’un simple remake de ce qu’avaient proposé les gouvernements précédents dénonçant une improvisation de la part des responsables. Il a affirmé que la problématique majeure était dans l’exécution. « Oui pour les bonnes intentions mais il n’y a rien qui se concrétise sur le terrain. Il faut définitivement comprendre quel est l’objectif de cet État et son rôle ». 
 
Commentant le programme national de réforme annoncé, mardi, par quelques membres du gouvernement Najla Bouden, le président de l’IACE a assuré que l’organisation n’avait pas été consultée. Il a pointé du doigt « un déni de réalité » de la part du gouvernement. La centrale syndicale, premier partenaire du gouvernement, a, rappelons-le, signalé à plusieurs reprises qu’elle n’était pas concernée par le plan de réforme « participatif » élaboré par le gouvernement Bouden. Il a fait savoir, dans ce même contexte, qu’il ne pourrait y avoir de stabilité économique sans stabilité sociale. 

 

N.J.  

 

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