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Des associations tunisiennes appellent l’Algérie à respecter les journalistes

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    Ce vendredi 10 juin 2022, des Associations tunisiennes ont appelé les autorités algériennes à réviser le jugement qui condamne, Ihsane Al Kadi, journaliste et directeur du site d’information maghrébin « MaghrebEmergent » et de la radio associative Radio M, à une peine d’emprisonnement de six mois ferme et au paiement d’une amende de 50.000 dinars.

    Dans leur communiqué paru ce vendredi, les associations parmi lesquels la ligue tunisienne des droits de l’homme (LTDH) et la SNJT (Syndicats des journalistes tunisiens), ont demandé aux responsables algériens de cesser d’étouffer la liberté de la presse.

    « Les associations tunisiennes soussignées appellent les autorités algériennes à annuler la décision judiciaire inique, rendue le 7 juin courant par le tribunal de Sidi Mhamed Ihsane dans la capitale algérienne. Elles soulignent aussi la nécessité de mettre fin à l’étouffement de la liberté d’expression et de la presse, au blocage de l’accès aux sites d’information et à la fabrication d’accusations inventées de toutes pièces dans le but d’arrêter des journalistes, des militants des droits de l’homme et des politiciens, sur la base du Code pénal.» peut-on lire dans le texte.

     

    Outre ses graves accusations, les associations se sont dites solidaires avec Ihsane al-Kadi et avec ses confrères emprisonnés pour avoir fait leur travail. Dans le communiqué le cas de plusieurs journalistes actuellement dans les cellules des prisons algériennes, a été soulevé. Ont été cité celui de Khaled Drareni et de Rabah Karèche.

    Avant d’être arrêté, « M. Al-kadi a été harcelé par les forces de sécurité et par la justice et qu’on lui a interdit de quitter l’Algérie après avoir été accusé de «de diffuser de fausses nouvelles susceptibles de porter atteinte à l’unité nationale, de perturber les élections et de rouvrir les blessures », selon les signataires du communiqué.

     

    A la tombée du verdict, Ihsane al-Kadi écrit sur twitter: « j’ai été condamné à six mois de prison sans avoir été incarcéré à cause d’un article analytique et d’une plainte présentée par l’ancien ministre de la communication Ammar Belhimer, pour des accusations où il n’a pas le statut de plaignant ».

     

    S.A

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