Le député et ancien membre d\’Ennahdha, Samir Dilou a affirmé qu\’il y avait plusieurs similitudes entre le président tunisien Kaïs Saïed et son homologue srilankais, Gotabaya Rajapaksa. Il a rappelé que les deux dirigeants avaient procédé à la dissolution du parlement et annoncé l\’état d\’exception. Il a expliqué que la seule différence ente entre les deux était la non-nomination du frère de Kaïs Saïed au poste de chef du gouvernement.
Dans une publication Facebook du 9 juillet 2022, Samir Dilou a précisé que le président du Sri Lanka avait, lui aussi, élaboré une nouvelle constitution. Il a mis l\’accent sur le manque de transparence et de visibilité au sujet de l\’adoption d\’un programme de réformes dans le cadre d\’un accord avec le Fonds monétaire international.
Samir Dilou a rappelé que plusieurs personnes avaient affirmé que ni la Libye, ni l\’Egypte, ni le Sri Lanka ne ressemblaient à la Tunisie. Il a, aussi, rappelé que Kadhafi, Moubarak et Rajapaksa avaient été dégagés.
Il a expliqué que le peuple affamé du Sri Lanka avait protesté contre l\’échec du gouvernement dans l\’amélioration de ses conditions de vie et avait chassé le président srilankais. Samir Dilou a expliqué que, cherchant à fuir les conséquences de leurs actes et à constitutionnaliser l\’impunité, les présidents se retrouvaient face au peuple et à la colère de la rue. Évoquant une vieille citation, Samir Dilou a écrit : « Dans une dictature, tout va bien jusqu\’au dernier quart d\’heure ».

S.G










