Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Négociations avec le FMI : la Tunisie, le pays africain le plus à risque, selon Morgan Stanley

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

     

    Alors que plusieurs pays africains sont en négociations avec le Fonds monétaire international pour l’obtention de financements, la Tunisie semble être le plus à risque. C’est ce qui ressort d’un rapport de la banque américain Morgan Stanley dont une partie a été publié par l’agence de presse Reuters, le 15 juillet 2022. 

    Avec un déficit budgétaire de près de 10 %, l\’une des masses salariales du secteur public les plus élevées au monde, il sera difficile pour la Tunisie d’obtenir le financement escompté auprès du FMI. « Les spreads obligataires tunisiens – la prime que les investisseurs exigent pour acheter la dette plutôt que les obligations américaines – ont atteint plus de 2.800 points de base et, avec l\’Ukraine et le Salvador, la Tunisie figure sur la liste des trois principaux pays qui risquent de faire défaut », selon l’établissement. 

     

    Morgan Stanley explique que les signes traditionnels de la crise de la dette – l\’effondrement des devises, les écarts obligataires de mille points de base et l\’épuisement des réserves de change – indiquent qu\’un nombre record de pays en développement est en difficulté

    Le budget de l’Etat tunisien a été estimé, selon la Loi de finances 2022, à 57.291 millions de dinars avec un déficit à hauteur de 8.548 MD. Pour boucler ce budget, le gouvernement mise sur un accord avec le FMI qui, lui, permettrait d’encourager d’autres accords avec les partenaires financiers de la Tunisie et d’autres bailleurs de fonds. L’objectif étant d’obtenir un financement de 12.652 MD.

     

    Les tractations vont bon train depuis janvier 2022, mais aucun accord n’a vu le jour jusqu’à présent. Une délégation du FMI est en visite en Tunisie depuis début juillet dans le but de lancer officiellement les négociations. Or, rien n’a encore été annoncé. 

     

    Il convient de rappeler que le FMI avait, entre autres, exigé à plusieurs reprises un consensus total entre le gouvernement et les parties sociales avant de lancer les négociations sur un nouvel accord avec l’institution. Le bailleur de fonds a aussi expliqué que la Tunisie devrait « remédier de toute urgence aux déséquilibres de ses finances publiques en améliorant l’équité fiscale, en limitant la croissance de l’importante masse salariale dans la fonction publique, en remplaçant les subventions généralisées par des transferts à destination des plus pauvres, en renforçant son dispositif de protection sociale et en réformant les entreprises publiques qui perdent de l’argent, afin de résorber rapidement les déséquilibres profonds dont pâtit son économie et d’assurer la stabilité macroéconomique ». 

     

    N.J. 

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Contenus Sponsorisés

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *