Une photo d’une femme collant des affiches sur un distributeur de billets de banque, avec écrit dessus « Oui », en référence au référendum qui doit avoir lieu le 25 juillet prochain, vient de faire son apparition sur les réseaux sociaux, ce dimanche 17 juillet 2022.
Etant donné ce flagrant délit de violation du code électoral, plusieurs internautes se sont indignés. D’autres se sont dits attristés par ces écarts et disent ne plus exclure l’éventualité d’un référendum truqué.
Il est à noter que plusieurs flagrants délits de ce genre ont été à maintes fois signalés ses dernières semaines en cette période de campagne de pré-référendum.
La campagne du référendum a officiellement été entamée à la date du 3 juillet 2022. Cette date marque théoriquement le début d\’une période de débats, d\’échanges et d\’argumentaires visant à convaincre les électeurs de voter en faveur ou contre le projet de la nouvelle constitution soumis à un référendum à la date du 25 juillet 2022. Afin d\’atteindre cet objectif-là, il semblerait que tous les moyens soient bons pour les fans du président. Plusieurs panneaux publicitaires servent, désormais, de support de propagande et d\’incitation en faveur, non pas du projet de la nouvelle constitution, mais à la personne du président de la République, Kaïs Saïed.
Ainsi, nous avons pu découvrir une multitude de banderoles et d\’affiches publicitaires faisant l\’éloge du chef de l\’Etat. Certains ont même choisi de le remercier. Ils ont accroché des banderoles et ont utilisé des panneaux publicitaires géants en y inscrivant le message « Merci Monsieur le président« . Des pratiques nous rappelant l\’ambiance « joyeuse » et « démocratique » des célébrations du 7 novembre et des élections « transparentes » tenues en temps de dictature.

De plus, plusieurs de ces panneaux et banderoles comportent des infractions électorales. Ils exploitent le drapeau de la République. Or, d\’après l\’article 61 de la loi électorale : « L’usage du drapeau de la République tunisienne ou sa devise dans les affiches électorales ou référendaires est interdit« . Ces supports de communication ne devraient, donc, même pas être accrochés ou affichés. Il s\’agit d\’une atteinte grave à la loi. L\’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) ne semble pas vouloir agir et faire respecter la loi…
R.B.H










