Le chef d\’Ennahdha, Rached Ghannouchi, a qualifié mardi 26 juillet 2022, le référendum de fiasco. Il a en effet déclaré sur la chaine qatarie, Al Jazeera : « Ce scrutin est un fiasco, une légitimation du coup d’Etat de l’année dernière. Ce référendum a été fait pour donner une légitimité au putsch. Mais le peuple tunisien et l’opposition étaient vigilants ».
Dans son intervention, Rached Ghannouchi a aussi mis en garde contre un changement des règles du jeu. « Un amendement sera opéré dans le code électoral de manière à éliminer certains partis, comme Ennahdha, de la course et à assurer aux proches du président une victoire certaine ».
Aussi, pour lui, « ce référendum n’a pas atteint un taux de participation qui lui permet de changer une constitution. Même pas une Loi organique ! On ne change pas une constitution avec le quart des votants ! Il faut avoir les 2/3 et au minimum 50% des Tunisiens. Alors que dans notre cas nous avons le ¼ de la population. Ce qui prouve que la campagne du, « oui » au changement de constitution, a échoué ». D’un autre côté, le chef du parti islamiste a expliqué que la constitution de 2014 a, elle, bénéficié de l’approbation de 94% des députés, élus, de l’époque.
En outre, selon Rached Ghannouchi, « tout le processus est caduc car le putschiste a tout fait pour éloigner les observateurs. Le processus s’est fait à travers une Instance électorale recomposée sur-mesure. D’un point de vu procédural, le processus n’est pas crédible et cette constitution est seulement faite pour ancrer un régime dictatorial », a-t-il également déclaré.
Dans son discours, le leader islamiste, a finalement déploré la disparition du principe de séparation des pouvoirs tout en pointant l’impunité dont dispose le chef de l’Etat.
S.A










