La victoire du « oui » à l\’occasion du référendum du 25 juillet 2022 portant sur l\’adoption d\’une nouvelle constitution est une étape de plus dans la consolidation du pouvoir en place et de la dominance du président de la République, Kaïs Saïed depuis la monopolisation des pouvoirs à la date du 25 juillet 2021. La constitution vise à attribuer les pleins pouvoirs au chef de l\’Etat. Plusieurs critiques ont dénoncé la mise en place d\’un régime autoritaire sans aucun moyen de contrôle. Bien évidemment, tout régime autoritaire a besoin de sous-fifres, d\’opportunistes et de lèche-bottes.
C\’est ce que nous avons pu constater durant les derniers jours et depuis l\’annonce des résultats du référendum. Certains, n\’hésitant pas à se ridiculiser en public et se croyant extraordinairement intelligents et doués en communication politique, ont choisi d\’arborer la couleur verte et de la porter fièrement en guise de soutien au président. A l\’origine de cette flagornerie, la robe verte portée par la première dame, Ichraf Chebil à l\’occasion de sa participation au référendum.

Ainsi et depuis deux jours, certains de nos citoyens et de nos citoyennes les plus « illuminés » nous font redécouvrir de tristes pratiques « novembristes ». C\’est le cas du duo Ahlem Kamarji et Wafa Chedly. Elles ont choisi de se mettre en vert lors de leur passage sur petit écran.
Ahlem Kamerji, l\’une des membres fondateurs de l\’Union patriotique libre, et Wafa Chedly, connue pour son soutien inconditionnel dans le passé à feu Béji Caïed Essebsi, nous ont même fait un grand laïus sur la décennie noire et sur la corruption et l\’incompétence des anciens régimes. Elles semblent oublier leur rôle durant cette décennie et en avoir fait partie ! Un retournement de veste digne des plus grands gestes acrobatiques de l\’histoire politique de la Tunisie. Décidément, tous les moyens sont bons pour s\’attirer les grâces du pouvoir et sauver sa peau. Nous l\’avons bien compris : le vert is the new mauve.
L\’histoire ne fait que se répéter. Tout le monde nie avoir joué un rôle de près ou de loin durant les dix dernières années. On essaie de couper contact avec les opposants et d\’affirmer s\’il le faut n\’avoir jamais fait de politique. Tous sont devenus révolutionnaires et anti-système. C\’est à se demander s\’il n\’existait pas deux peuples ou deux mondes parallèles qui se seraient croisés un fameux 25 juillet 2021.
S.G










