Le leader du mouvement islamiste, Rached Ghannouchi, a fait savoir, lundi 1er août 2022, que les nahdhaouis avaient raté l’occasion de mettre fin au putsch de Kaïs Saïed comme l’avaient fait les Trucs en 2016 lors de la tentative de coup d\’État contre Erdogan.
Dans une interview accordée au journal Al Qods Al Arabi, Rached Ghannouchi a précisé : « Nous nous sommes rassemblés devant le Parlement dans la nuit du 25 au 26 juillet 2021, mais seules quelques centaines ont pu nous joindre car les gens étaient en état de choc ; plus de 150 des locaux d’Ennahdha avaient alors été incendiés et les Nahdhaouis étaient occupés à éteindre les feux ». « Je les ai appelés à nous rejoindre, mais les circonstances n’étaient pas propices. Ceux qui nous ont rejoint plus tard je les ai moi-même renvoyés en leur signifiant qu’ils ont raté l’occasion d’étouffer le putsch dans son berceau comme les Turcs l’avaient fait », a-t-il ajouté.
Dans la journée du 25 juillet, avant l’annonce du gel du Parlement, plusieurs manifestations ont éclaté dans plusieurs villes tunisiennes appelant à la chute du gouvernement. Les manifestants ont scandé des slogans anti-islamistes et ont tenté de s’attaquer aux locaux du parti Ennahdha mais les forces sécuritaires ont réussi à protéger la majorité des sites visés. Seuls quelques-uns ont été pillés et saccagés, contrairement à ce que dit Rached Ghannouchi.
Commentant les résultats du référendum constitutionnel initié par le président de la République, Kaïs Saïed, le dirigeant islamiste a avancé, dans la même interview, qu’il aurait préféré une constitution « laïque et démocratique qui respecte les libertés et les droits de l’Homme à une constitution islamique qui consacre le pouvoir absolu d’un dictateur et confisque l’opinion de l’autre ».
N.J.










