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Youssef Chahed dément l’affaire du don britannique

 

L’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, a réagi, jeudi 4 août 2022, aux informations relayées par plusieurs médias tunisiens au sujet d’investigations sur un présumé don britannique que M. Chahed aurait détourné alors qu’il était à la Kasbah. 

 

Dans un statut publié sur sa page Facebook, Youssef Chahed a démenti l’existence même du don britannique accusant les médias tunisiens de chercher à faire le buzz. 

Plusieurs journaux ont assuré dans leurs éditions de jeudi que l’ancien locataire de la Kasbah avait détourné, en 2018, un don britannique d’une valeur de 18 millions de dollars qu’il a ensuite distribué aux médias de la place qui lui sont proches pour redorer l’image du gouvernement confronté à des contestations sociales. 

« Le gouvernement n’a jamais reçu d’argent ou de don britannique de 18 millions de dollars. Tout cela n’est qu’une œuvre de pure imagination », a indiqué Youssef Chahed soulignant qu’il n’hésiterait pas à porter plainte contre les médias ayant diffusé ces allégations diffamatoires, à son sens. 

 

Il a expliqué, également, que les dons étaient soumis à des accords entre les pays et que la Tunisie n’avait jamais reçu de don du Royaume-Uni. « Il existe un programme de renforcement de capacités et d\’assistance technique entre la Tunisie et le Royaume-Uni, opérationnel depuis 2014, et il fait l\’objet d\’un suivi minutieux », a-t-il ajouté notant que la Tunisie a mis en place des coopérations similaires avec plusieurs autres pays. 

Selon les médias qui ont relaté l’affaire, le devenir du présumé don britannique faisait l’objet d’investigation actuellement, et le dossier aurait été remis sur la table dans le cadre de l’audit effectué par le ministère des Finances sur les dons et prêts accordés à la Tunisie durant les dix dernières années et exigé par le président de la République Kaïs Saïed. 

 

 

Il y a de cela un an, le chef de l’Etat a accusé plusieurs hauts responsables de l’Etat d’avoir détourné des dons accordés à la Tunisie et a demandé un audit détaillé. Le rapport préparé par le ministère des Finances lui a été remis en début de semaine. 

Il convient de rappeler que l’affaire dite du don britannique remonte à 2018. Un scandale avait, alors éclaté quand un jeune homme du nom de Edyb Jebali a publié une « liste noire » de journalistes les accusant d’avoir reçu des financements britanniques dans le but de reluire l’image du chef du gouvernement Youssef Chahed et de dénigrer ses opposants. La liste comprenait alors Néji Bghouri, président du Syndicat des journalistes, Mongi Khadhraoui, Ridha Kefi de Kapitalis, Nizar Bahloul de Business News ou encore Raouf Khalfallah de Akher Khabar. 

 

En septembre 2018, le jeune homme a été arrêté – suite à une plainte du syndicat des journalistes – et a, notons-le, avoué, lors de son interrogatoire, qu’il agissait sur ordre de personnalités politiques pour diffuser des intox. 

Plus tôt en juillet 2018, l\’ambassade britannique en Tunisie avait, également, réagi à la même affaire, publiant un communiqué en réponse à un article dans le journal The Guardian. L’article affirmait que « le gouvernement britannique a engagé l’agence internationale de communication, M & C Saatchi pour mener une campagne médiatique en faveur du gouvernement tunisien dans le but de gagner des voix pour les réformes qui ont déclenché de vives manifestations dans l\’état nord-africain depuis le printemps arabe ».

Ce que l\’ambassade britannique a démenti catégoriquement en qualifiant ces informations de « incorrectes ». Elle a précisé que « le gouvernement britannique ne finance aucune campagne médiatique pro-gouvernementale en faveur de l’exécutif tunisien ou contre les protestations sociales ».

 

N.J. 

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