La présidente du Parti destourien libre (PDL) Abir Moussi n’a eu de cesse de rappeler qu’elle a contribué à faire tomber les islamistes et en l’occurrence leur chef et président du parlement Rached Ghannouchi. Elle a décliné sa réalisation en plusieurs récits et notamment le fait qu’elle ait réussi à le faire tomber à l’aide d’un smartphone. Qui ne se souvient pas de Mme Moussi et de ses députés arpentant les couloirs du parlement munis de leurs téléphones et haranguant leurs collègues ?
L’avocat et ex-député nahdhaoui Samir Dilou a rebondi, dimanche 21 août 2022, sur la chose tournant en dérision la présidente du PDL en ces termes : « Et puis elle a empoigné son téléphone portable fièrement… et elle est tombée aussi ! ».
Il a accompagné son message d’une image d’un chaton qui se voit lion dans un miroir.
Derrière le sarcasme de Samir Dilou, se dessine la réalité de l’actualité politique en Tunisie. Après le coup du 25 juillet et la dissolution du parlement toute la classe politique, qui était au parlement, s’est retrouvée en dehors de l’équation, y compris Abir Moussi.











