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L’hypocrisie discriminatoire des fêtes religieuses se poursuit

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    Le pays fonctionne sans grand respect des lois, ça c’est déjà acté. Avec le ministre de l’Intérieur Taoufik Charfeddine, il faudrait désormais compter avec des décisions qui s’appliquent sur les uns et pas sur les autres. C’est le cas de cette décision de fermer les bars le jour d’une fête religieuse.

     

    Aujourd’hui, jour du Mouled (anniversaire du prophète), sur le Grand Tunis, la police a fait le tour des bars et restaurants servant de l’alcool – y compris les restaurants touristiques – pour imposer la fermeture sous prétexte que c’est une fête religieuse, mais cette même police a laissé d’autres ouverts et toujours sur le Grand Tunis.

     

    Selon une certaine lecture religieuse rigoriste, la consommation d’alcool est interdite en islam. La Tunisie fait partie des pays qui ont cette lecture, mais elle l’autorise tout le long de l’année et l’interdit le vendredi et les jours de fête religieuse ou le ramadan.

    Idem pour le mois de Ramadan, où certains cafés sont ouverts aux non-jeûneurs alors que d\’autres sont obligés de fermer leurs portes afin de ne pas « heurter les sentiments des croyants ». La même raison semble invoquée pour justifier la fermeture des bars aujourd\’hui…

     

     

    R.B.H

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