Le mouvement Ennahdha a rendu public un communiqué, vendredi 14 octobre 2022, à l’issue de la réunion périodique du bureau exécutif présidée par le chef du mouvement Rached Ghannouchi, pour dénoncer « la politique du black-out prémédité du pouvoir putschiste envers l’opinion publique » quant à la réalité de la détérioration de la situation économique, financière, sociale et vitale.
Le mouvement Ennahdha met en garde quant aux dangers encourus en poursuivant cette démarche caractérisée par plusieurs indicateurs négatifs, comme la hausse du taux d’inflation ayant atteint 9,1%, la baisse des avoirs en devises à 107 jours d’importation, le déficit commercial record se situant à 19,24 milliards de dinars et les milliers d’entreprises contraintes à mettre la clé sous la porte face à l’absence de perspectives d’investissement.
Le mouvement note, également, le mystère entourant le contenu des négociations avec le FMI et la perte de confiance auprès de l’organisation onusienne à cause de la marginalisation des priorités des réformes et une tentative d’installer une autocratie détruisant les libertés et la démocratie.
Ainsi, le parti islamiste fait porter aux autorités la responsabilité de la dégradation de la situation socio-économique et le maintien de la souffrance du citoyen, ce qui a conduit à la prolifération de la migration légale, mais aussi clandestine et toutes ses répercussions dont les derniers en date, le drame de Zarzis et de Mahdia.
D’autre part, le mouvement renouvelle son soutien à l’indépendance de la justice face aux multiples pressions, saluant sa résistance et son refus d’être sous l’emprise du pouvoir exécutif qui ne cherche qu’à régler ses comptes avec ses opposants politiques à travers des affaires montées de toutes pièces.
Ennahdha dénonce les campagnes de dénigrement visant les conseils municipaux et les tentatives voulant porter atteinte au pouvoir local qui fait partie des principaux acquis de la révolution, notamment, après la suspension de la Constitution, son annulation et son remplacement par un autre modèle rétrograde.
Sur un autre plan, il condamne fermement le blocage des cours dans plusieurs établissements à cause de la marginalisation des cadres de l\’enseignement et leur humiliation à travers des formules d’emploi précaire.
Ennahdha conclut en saluant les militants qui comptent renverser le coup d’Etat et rétablir le processus démocratique à l’occasion de la marche prévue demain à « l’avenue de la révolution », coïncidant avec la commémoration de la fête de l’Evacuation.
S.H










